Matiu

Un premier EP

Disponible le 31 mars via 117 Records

Informations : Simon Fauteux / Patricia Clavel

Montréal, février 2017 – Jeune auteur-compositeur-interprète originaire de la communauté de Mani-Utenam, Matiu fait partie de ces artistes à l’opposé des artistes à paillette. Ce qu’il surnomme son « folk bipolaire » met en musique le quotidien, cherchant à comprendre les relations humaines, l’identité et le sens de la vie, celle de la réserve comme celle de la ville. Avec Indian Time, premier extrait du EP éponyme de cinq titres à paraitre le 31 mars chez 117 Records, Matiu (Matthew Vachon) fait dérailler sa voix tel un bois brut, racontant ce qu’il voit dehors, où se situe ce qu’il aime appeler l’indien 2.0. Matiu jouera ses nouvelles chansons devant les siens, au Vieux-Poste de Sept-Îles le 2 mars prochain lors de l’ouverture du Festival des Hivernants.

Depuis longtemps, Matiu connecte avec son histoire et celle de sa communauté. Un jour, alors qu’il écoutait le film Sitting Bull réalisé par Sidney Salkow en 1954, il senti la rage monter en lui et un besoin criant d’en parler. Dans le film, on sent la méfiance envers les nouveaux colonisateurs et on y observe les conditions de vie déplorables dans lequel sont maintenus les membres des premières Nations. On y découvre le célèbre Sitting Bull, personnage légendaire ayant incarné le conflit opposant colons et Amérindiens sur diverses questions dont le territoire et les modes de vie.

Matiu trouva à travers la musique une réponse à son besoin d’extérioriser ses sentiments. Grand amateur de musique, c’est au cégep qu’il commença à jouer de la guitare alors qu’il étudiait en Technique de scène. « Chez nous, y’avait pas d’Internet et j’ai acheté une guitare à 40 $. En technique de scène il y avait beaucoup de musiciens, je trippais et j’avais des bons commentaires, ça ma poussé à continuer ». Comme de nombreux Innus, ses premières influences musicales viennent du duo Kashtin, également originaire de Mani-Utenam. Cette musique festive fait partie de l’univers musical dans lequel a grandi Matiu. Adepte de spectacles et de rock, c’est à travers cette musique ainsi que dans le blues qu’il puisse une grande partie de son inspiration.

Matiu encourage grandement les gens de sa communauté à se faire confiance, à foncer et à se libérer de ses démons. La musique est aussi pour lui un moyen de faire passer des messages, de conscientiser le monde et de revendiquer. C’est un peu à la blague – et sans aucune prétention – qu’il mentionne vouloir devenir un « Bob Dylan Innu ».

Source : 117 Records