Information : Simon Fauteux

Montréal, janvier 2022 – Le compositeur et pianiste Jean-Michel Blais partage aujourd’hui « nina », nouvel extrait de son nouvel album, aubades, à paraître le 4 février via Arts & Crafts. Une pièce que décrit Blais « dans une chaumière, près d’un nourrisson assoupi, j’imagine sa jeunesse à venir, délicate et joviale. naïve; premiers balbutiements, premiers pas maladroits, premiers chatouillements pianistiques. Hommage à Nina ».

aubades marque avec brio la transition de Jean-Michel Blais de pianiste à compositeur, alors qu’il écrit pour un ensemble pour la première fois de sa carrière. Le titre de l’album fait référence à l’aubade, un terme médiéval désignant une pièce chantée lorsque des amoureux se séparent au crépuscule, une sérénade de l’aube. Blais s’est d’ailleurs inspiré de textures musicales de la Renaissance et du Moyen-Âge, ainsi que de l’éthique artistique social-démocrate du poète, designer et activiste anglais du XIXe siècle William Morris.

Jean-Michel Blais compte aujourd’hui trois albums à son actif – IIDans ma main et Matthias & Maxime – rendant tous hommage au piano et lui ayant valu deux nominations au Prix Polaris, quatorze #1 au Billboard Classical, un Libera Award, un Cannes Soundtrack Award et une place au sein du Top 10 des meilleurs albums de l’année du Time Magazine.

Écoutez l’extrait « passepied » 

Écoutez l’extrait « doux »

Écoutez l’extrait « murmures »

La pandémie nous a tous beaucoup affectés. Et nos histoires individuelles racontent trop souvent tristesse, conflits et changements. Heureusement pour Jean-Michel, ce fut aussi une période de catharsis et d’inspiration, avec comme résultat un nouvel album à la direction audacieuse, aubades. « Personne n’a échappé aux évènements de la dernière année, mais pour moi, ce moment a aussi été fructueux et créatif. Des lièvres sont apparus dans le parc et soudainement, de sublimes papillons volaient partout. C’était un moment d’épanouissement. Et c’est justement pendant cette période que je me suis aussi épanoui, passant de pianiste à compositeur. »

Quand le monde s’est refermé sur lui-même en mars 2020, l’ingéniosité improvisatrice de Jean-Michel Blais avait donné naissance à plus de 500 différentes improvisations qui se sont transformées en 11 compositions jouées sur aubades par un ensemble de 12 musiciens, dirigé par Nicolas Ellis, assistant de Yannick Nézet-Séguin à l’Orchestre Metropolitain, et récipiendaire du prix Goyer Mécénat Musica. Après avoir appris l’orchestration par lui-même grâce à un livre acheté en ligne, Jean-Michel a eu la chance de collaborer avec Alex Weston, originaire de Brooklyn, ex-assistant de nul autre que Phillip Glass pendant plus de sept ans.

Côté technique, Jean-Michel a enregistré toute la musique avec des microphones rapprochés. Cette pratique tient davantage de la pop et contraste avec une réverbération plus naturelle et distante de la tradition classique créant une atmosphère intime qui capture l’humain derrière chaque instrument, de la mécanique des touches des bois au claquement d’une corde de contrebasse.

Alors que Jean-Michel composait, différents paramètres venaient s’ajouter à sa décision d’écrire pour ensemble. « Avec cet album, je réagissais probablement à certaines tendances d’une musique dite néoclassique » estime-t-il.

« Je pense entre autres au son mélancolique du piano solo, souvent feutré, et aux cordes languissantes qui s’étiolent. C’est certes touchant, mais sur un terrain un peu trop connu. Je voulais aller plus loin. C’était d’ailleurs la première fois que j’écrivais autant en majeur, plutôt qu’en mineur. Le défi, en fait, c’était d’éviter le kitsch. »

« La musique possède cette capacité à permettre un temps, un espace pour se retrouver et se recueillir. Cet album est porteur d’une immense joie et de beaucoup d’espoir. Et après coup, je constate que je composais mon propre remède, mon autothérapie. J’écrivais la joie dont j’avais besoin, à ce moment précis. Et me voilà impatient de la partager avec le monde »

Source : Arts & Crafts