Information : Simon Fauteux

Communiqué en version Word

Montréal, juin 2020La chanteuse et auteure-compositrice-interprète brésilienne Céu fera paraitre son cinquième album APKÁ! le 26 juin prochain via Six Degrees Records.

Passionné et minimaliste, APKÁ! marque une évolution dans la carrière de Céu. Il rassemble des extrêmes autant du coté sonore, thématique, musical que conceptuel. Ce nouvel album reflète les voyages musicaux que Céu a effectué sur les disques précédents mais quittant finalement sa chrysalide, transformée en une nouvelle compositrice et interprète prête à entamer cette phase inédite de sa carrière.

Le titre de l’album a été inspiré par Antonino, le plus jeune enfant de Céu: un mot crié par le gamin d’un an pour exprimer sa satisfaction. Souriant et heureux, le fils de Céu et du producteur-batteur Pupillo, crie l’étrange mot qu’il a inventé pour montrer qu’il est satisfait de tout, soit un repas ou un jeu. C’est un mélange d’enthousiasme et de reconnaissance. Voilà justement le but d’APKÁ! sous forme de musique.

Dans la chanson « Off (Sad Siri) », Céu révèle la courtepointe musicale de sa nouvelle œuvre. Des claviers qui pleurent et une guitare mélancolique se combinent avec ses chuchotements, qui à leur tour se mélangent à la voix du chanteur congolais Leonardo Matumona, l’un des rares artistes invités à contribuer au disque. APKÁ! présente la même équipe qui a travaillé sur le précédent album Tropix. Le musicien français Hervé Salters (General Elektriks) est de retour dans son rôle de coproducteur et claviériste. Il est entouré du renommé bassiste et fidèle complice Lucas Martins, ainsi que Pupillo à la batterie, à la programmation et à la coproduction. Le guitariste Pedro Sá complète le quatuor qui accompagne Céu sur presque toutes les chansons du nouvel album.

Écoutez l’extrait « Forçar o Verão » : https://spoti.fi/2BN7MtN
Voyez le clip « Corpocontinente » : https://bit.ly/3dNTas0

Malgré le retour des collaborateurs, APKÁ! est loin d’être un Tropix 2, comme le démontre « Corpocontinente », une composition psychédélique au ralenti qui démontre la capacité de Céu à expérimenter au-delà de ses productions précédentes. Par la quatrième chanson du nouvel album, il devient évident que les compositions, le chant et les arrangements musicaux, tous supervisés par Céu, révèlent des influences musicales et des références différentes de celles exposées dans sa discographie.

Les précédents albums du Céu pouvaient être décrit en termes de paysages spécifiques. Alors que son premier disque présentait diverses influences (samba, reggae, rock, MPB, soul, pop et musique africaine), ses sorties ultérieures l’ont vu voyager musicalement à travers différents environnements – presque tous imaginaires. Vagarosa est descendu à travers l’arbre généalogique reggae & dub, Caravan Sereia Bloom a exploré le désert et la route, Tropix était nocturne, synthétique et adapté pour la danse. APKÁ! rassemble ces différents univers, tout en présentant de nouvelles expériences musicales. Céu expérimente avec de nouvelles formes de compositions et de nouvelles façons d’utiliser sa voix, étant de plus en plus confiante dans sa personnalité artistique, qui est resplendissante sur cet album.

Un bon exemple de cette nouvelle confiance et de cet essor de croissance sont les deux reprises qui se retrouvent sur APKÁ! une trajectoire inhabituelle pour Céu qui a montré à toute une génération de chanteuses brésiliennes qu’il est possible de composer son propre matériel au lieu d’être simplement une interprète de répertoire classique. Elle se réinvente ici en tant qu’interprète de compositions inédites qu’elle a commandées à deux compositeurs différents, Caetano Veloso et Dinho, du groupe Boogarins.

« Pardo », de Caetano, acquiert une qualité presque magique tel qu’interprété par Céu, qui a invité Seu Jorge à fredonner sans paroles le refrain du morceau. « Make Sure Your Head is Above » est une requête que Céu a faite à Dinho en lui demandant de composer un morceau en anglais. Le résultat est l’une des meilleures chansons de la carrière du compositeur de Goiás. Ce morceau est l’un des grands moments de l’album mettant en vedette le guitariste américain Marc Ribot, qui accompagne les rythmes discrets de Pupillo. Le résultat est saisissant… tout comme ce nouvel album.

Source : Six Degrees