Information : Simon Fauteux

Communiqué en version Word

Montréal, août 2020 – Le troisième album du projet BARRDO, intitulé (les) méandres de la soif sera disponible sur les plateformes numériques le 21 août prochain.

L’essentiel de ce nouvel album de BARRDO a été enregistré en 5 jours au studio B-12 à Valcourt en mai 2019. Pour ces sessions d’enregistrement, Pierre Alexandre s’est entouré de ses fidèles acolytes OLIVIER LAROCHE (batterie) et DAVID BUJOLD (basse/guitare), un trio qui par ailleurs officie également dans le projet FUUDGE. NICOLAS FERRON-GEOFFROY s’est joint à eux sur quelques pièces. L’enregistrement au B-12 s’est fait sous le signe de la spontanéité, sans répétitions préalables, avec une approche très Beatlesque. Les astres se sont heureusement alignés, et le résultat est vivant, dynamique et parfaitement imparfait.

En plus de l’écriture et la composition, Pierre Alexandre signe les nombreux arrangements de cet album. L’album s’ouvre sur un choeur à 4 voix formé de Alex Guimond, Judith Little, Sam Beaulé et David Bujold. Un trio à cordes (Louis-Solem Pérôt, Catherine Mailloux et Sarah-Ève Vigneault) apparaît sur 6 des 10 pièces. Jérôme Dupuis-Cloutier y fait résonner sa trompette à quelques moments. Deux pièces néo-contemporaines/classiques, pour basson et violoncelle, ponctuent l’album.

Avec (les) méandres de la soif, Pierre Alexandre poursuit sa démarche exploratoire et continue d’élargir son territoire. Le précédent album (L’Éternel Retour, février 2019) ratissait déjà large, effleurant en 1 heure et quart une variété surprenante d’esthétiques et de références, du madrigal au rock expérimental. Sur ce nouvel album, l’intérêt marqué de Pierre Alexandre pour la musique classique se fait plus que jamais sentir dans l’écriture et les arrangements. Cela est particulièrement évident sur les deux interludes instrumentaux qui mettent en valeur le violoncelle de Louis-Solem Pérôt et le basson de François Viault. Sur le premier de ceux-ci, Digression (pour violoncelle, piano et basson), Pierre Alexandre use sans s’en cacher de procédés d’écriture empruntés à l’influent compositeur contemporain français Olivier Messiaen. Une troisième pièce instrumentale, (les) méandres de la soif, qui donne son nom à l’album, affiche clairement son allégeance au fusion-free-jazz de Herbie Hancock, époque Sextant. Une pièce folk, Un nom de fille, adopte l’esthétique Gainsbourg début 60s, ironie comprise. Quelques chansons pop pas trop niaiseuses parsèment le tout: N’oublie jamais, Une façon parmi d’autres. La veine néo-spirituelle présente depuis les premières oeuvres de BARRDO demeure présente, particulièrement sur Horizons, Tout est une échelle et 4900$. Les textes développent les thèmes existentialistes chers à BARRDO : la place de l’Homme dans l’Univers, la volonté de changement, la recherche de sens…

Bref, un joyeux bordel, parfois léger, parfois déroutant, qui récompensera ceux qui se donneront la peine.

L’éclectisme patent de MÉANDRES témoigne avant tout de la liberté débridée que s’accorde Pierre Alexandre dans sa création. Entre chansons pop, passages néo-contemporains et pièces expérimentales, il est assez difficile, voire impossible, de catégoriser BARRDO. Toutefois, avec cette troisième parution depuis 2016, l’identité du projet continue de se préciser, avec pour éléments centraux le refus des catégories, l’éclectisme et la liberté sans concessions. Une démarche qui rappelle, dans un registre différent, l’album blanc des Beatles, Zappa, Charlebois… RIEN DE MOINS.

(Re)découvrez les extraits précédents

Le Printemps : https://bit.ly/2zTMie3

N’oublie jamais / Tout est une échelle : https://bit.ly/302tnZk

Source: Poulet neige