We Are Wolves

WRONG

Le nouvel album disponible le 30 septembre

Informations : Simon Fauteux / Audrée Loiselle

Montréal, septembre 2016 – We Are Wolves… À la source de la déferlante art/dance/punk/électro du début des années 2000, ils sont les seuls à mordre encore, toujours en chasse. Avec WRONG, disponible le 30 septembre sur l’énigmatique label montréalais Fantôme Records – petit frère rebelle de Simone Records – We Are Wolves remet les compteurs à zéro, traquant d’autres proies sonores. Après un passage remarqué lors de la récente édition du FME, le trio s’envolera vers l’Europe avant de débuter sa tournée québécoise à Montréal le 28 septembre lors d’un spectacle/lancement au Matahari Loft et le 29 septembre à la Salle Multi de Québec. Retrouvez toutes les dates de la tournée d’automne au www.wearewolves.net

WRONG, un seul mot, court, direct, visuellement frappant et qui laisse place à une certaine perplexité. Avec ce cinquième album, la formation affiche sans complexe un côté pop qu’elle n’avait jusque là touché que du bout des doigts. Déjà en juin, les We Are Wolves avaient mis la table avec l’entêtante « Wicked Games », un premier extrait qui laissait entrevoir un certain changement de cap mais qui gardait le groupe en territoire familier.

Disque enregistré entre New-York, la France et Montréal, WRONG voit le trio – composé du bassiste et chanteur Alexander Ortiz, du claviériste Vincent Levesque et du percussionniste Pierre-Luc Bégin – afficher son penchant pour la pop singulière de groupes comme Depeche Mode, New Order, Ultravox ou The Cure, tout en gardant le mordant qui les a toujours caractérisés.

Le tourbillon WRONG débute avec « Inconsiderate », titre qui donnera le ton au reste de l’album avec ses claviers new-wavesque, sa basse qui galope et vrombit, ses guitares grinçantes et une rythmique métronomique minimale. Un canevas sonique gris-bleu sur lequel Alexander Ortiz clame son manque de considération. Puis viennent les contagieuses « Cynical » et « Wicked Games », irrésistibles déséquilibres dansant qui se poursuit avec la surprenante « I Don’t Mind », un morceau de bravoure presque disco qui emmène les We Are Wolves – et nous avec – là où ils n’ont jamais osé aller.   

Oser, le mot est là. Avec ce cinquième effort, la bande se met en péril et sort de sa zone de confort. Un choix artistique à l’image de ce groupe qui n’a jamais voulu tomber dans la facilité, qui a toujours pris plaisir à intellectualiser sa démarche. WRONG révèle une prise de risque réjouissante, une volonté à se remettre en question qui se traduit aussi par des chansons à caractère plus dramatique : « Broken Arrow », lente et sombre chevauchant « In The Land Of The Real » avec ses airs de Black Sabbath… Un morceau en français ici, quelques bribes en espagnol par là, les chansons se suivent mais ne se ressemblent pas, un habile équilibre entre la lumière et l’ombre. L’album clôt d’ailleurs sur une note plus austère avec « Dislocation » et son sax strident, une manière de dire que si vous pensiez les WAW vendus à la cause pop, vous êtes dans le champ.

Depuis leurs débuts dans les petites salles dépareillées et autres lofts d’artistes de Montréal, les We Are Wolves ont distillé leur électro-art-punk partout au Canada, aux États-Unis, en Asie et en Europe, partageant la scène avec des artistes de renoms tels que Muse, Bloc Party, Indochine, The Gossip et Gorillaz. En cours de route, le groupe a semé quatre albums marquants, d’abord chez le mythique Fat Possum puis auprès de l’étiquette locale Dare To Care. Avec le jeune label montréalais Fantôme Records, les We Are Wolves prennent un nouveau tournant et le soulignent brillamment avec WRONG.

Fort d’un parcours irréprochable s’étalant sur une quinzaine d’années, la bande assume plus que jamais ses choix et se moque bien des détracteurs. WRONG est un disque foncièrement positif, un virage réussit vers une pop mordante désaxée, avec un pied toujours bien enfoncé dans l’électro-punk dansant. L’œuvre d’un groupe mature, en pleine possession de ses moyens et qui n’a désormais plus rien à prouver.

Source : Fantôme Records