Tomas Jensen

Retour

Le nouvel album disponible le 18 mars sur les plateformes numériques et un documentaire qui sera présenté au FIFA le 19 mars

Informations : Simon Fauteux / Audrée Loiselle

Montréal, mars 2016 – Après la parution de son album Plus personne en 2013, Tomas Jensen décide de s’attaquer à un ambitieux projet qui deviendra son plus personnel en carrière. Il rêve de ses racines, de ses origines et de retourner sur la terre de ses ancêtres. D’un voyage en Argentine en janvier 2015, résulte le nouvel album Retour, disponible sur les plateformes de téléchargements le 18 mars et un fascinant documentaire qui sera présenté dans le cadre du FIFA le 19 mars à la Place des Arts.

Retour c’est un voyage. Celui d’un artiste, d’un exilé qui retourne pour la première fois dans le pays qui l’a vu naitre, l’Argentine. Un émouvant périple musical et personnel pour Tomas Jensen qui partage sur film et en musique la mise au monde d’un disque qui s’enregistre au fil des retrouvailles avec sa famille et son peuple.

En compagnie de Damian Nisensen (saxophoniste et réalisateur de l’album), de Martin Bourgault (réalisateur du film) et de Martin Desranleau (preneur de son), Tomas Jensen voyage entre Buenos Aires et La Palma. Il y enregistre ce qui deviendra Retour avec un groupe de musiciens locaux rencontré sur sa route. Le périple et les enregistrements se déroulent sous l’œil de la caméra, créant du même coup un film touchant qui témoigne de l’histoire de Tomas. Entre les séances d’enregistrement, on le suit, l’argentin qui découvre son pays qui ne l’a pas vu grandir, qui retrouve sa famille décimée qu’il n’a pas connue et son peuple qui a vécu de multiples tourments. Il peut enfin se rattacher à ses racines rompues brusquement par la dictature militaire.

Le documentaire Retour ponctue à sa façon cette année où l’on commémore le 40e anniversaire du coup d’état Argentin. À l’ère où l’afflux des réfugiés provoque une crise humanitaire particulièrement douloureuse, le point de vue de l’artiste exilé trouve une connotation d’une grande actualité et donne au récit une dimension universelle.

Né en Argentine, Tomas Jensen a vécu au Brésil et en France qu’il quittera à la fin de la vingtaine pour suivre son cœur jusqu’à Montréal. S’en suivent cinq albums avec le collectif Les Faux Monnayeurs. En 2008, il sort son premier album solo, Quelqu’un d’autre. Il présente ensuite un hommage à Caetano Veloso, Face A face B, pour finalement offrir Plus personne en février 2013.

Martin Bourgault
Jeune architecte, il participe à la course destination monde en 1996, ce qui influence définitivement la suite de sa carrière. Il œuvre dans le domaine cinématographique en collaborant à plusieurs projets d’envergure à titre de monteur (Beau d’Hommage, C’est bien gravé dans ma mémoire, Les Guérisseurs, Accès illimité, spécial Marc Dupré, Le bruit des arbres et Marchands de bonheur). Il participe de plus à une Chaire de recherche sur la vidéo et l’architecture. En tant que réalisateur, il a œuvré sur plusieurs capsules pour le projet interdisciplinaire West Trainz.

Damian Nisenson
Saxophoniste argentin établi à Montréal depuis 2004. Grand voyageur, il découvre les contrées par la création entre la musique et le théâtre. Il est aussi directeur artistique de l’étiquette Malasartes Musique, dédiée à la production de musiques originales qui évoluent dans le spectre de la musique actuelle, du jazz et de la musique du monde.

Source : L-A be