Sylvain Picard

Gloria

La suite-jazz disponible le 25 septembre et en spectacle

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, septembre 2015 – Œuvre maitresse du compositeur et guitariste Sylvain Picard, Gloria, luxuriante suite-jazz de 10 mouvements explorant l’aventure humaine avec un esprit suave et fougueux, sera lancée le 25 septembre prochain. Le concert-lancement aura lieu le soir même à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours à 19h30.

Commandé à Sylvain Picard par l’église du Gesù, l’objectif de Gloria était de créer une messe-jazz de rite catholique romain, respectant la structure traditionnelle (Introït, kyrie, gloria, etc.) Les 22 et 23 mars dernier, un groupe d’aventureux musiciens, quatre musicaux spartiates à bord de la sonore frégate se réunissaient pour enregistrer à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. Yannick Rieu (saxophones ténor et soprano), Maxime St-Pierre (trompette, flugelhorn), Guy Boisvert (contrebasse) et Sylvain Picard (compositions et à la guitare) jouaient avec les sons qui maturaient dans l’espace avant de se dissiper subtilement dans l’éther, sous les oreilles attentives et affables des capteurs de sons Rob Heaney et de son acolyte Mathieu Dulong.

« La musique possède ce pouvoir de rassembler les gens. Peu importe leur origine ou leurs croyances, lors d’un concert, la musique les rassemble et les unit. Il y a même une communion en eux et entre eux. Dans cet état, la musique les entraine dans mille directions. Pour reprendre une expression de Bruno Fecteau – extraordinaire pianiste et ancien accompagnateur de Gilles Vigneault – la musique habite et fait vibrer “l’espace poétique” de l’humain. Ce qui m’intéresse avec Gloria est de toucher à cet espace poétique ; que ce soit celui de la femme d’affaires prospère ou celui de l’itinérant ; celui de la politicienne comme celui de l’infirmier ; l’ouvrier de la construction comme celui de la péripatéticienne, etc. L’important est que l’émotion y soit et que ces musiques contribuent à créer un climat propice à l’introspection, au recueillement, à la célébration ! » raconte Sylvain Picard.

La tradition de la musique sacrée remonte à très loin. Mozart, Bach et Stravinsky et tant d’autres en ont composé de superbes. Du côté du jazz, Duke Ellington a composé nombre de pièces de musique sacrée et Charles Mingus y a fait allusion à maintes reprises. Eu égard à ces standards, la composition d’une messe représentait un défi de taille pour Sylvain Picard qui, au lieu de crouler sous la pression de faire aussi bien ou mieux que ces immortels, a choisi de traduire musicalement ses émotions le plus fidèlement possible, en toute confiance, dans un esprit, non pas de compétition, mais de partage sincère et enjoué. Avec cette idée en tête, la musique s’est toujours imposée d’elle-même. L’émotion prime donc sur le style. Résultat, une musique sacrée certes, mais aussi, une sacrée musique !

Source : Elixir Musiques