Steph Cameron

Sad-Eyed Lonesome Lady

L'album disponible le 23 septembre

Montréal, septembre 2014 – Le premier album de Steph Cameron, Sad-Eyed Lonesome Lady, disponible le 23 septembre, et son mode de vie tout entier, semblent refléter un autre temps, un autre lieu. Ils nous rappellent les beatniks des années 1950 qui voyageaient à travers l’Amérique en grimpant clandestinement sur des trains ou en faisant du pouce. Ils évoquent Greenwich Village vers 1963 et l’explosion du folk dont Bob Dylan a été le catalyseur,

Steph Cameron, tout en s’inspirant de ces années si marquantes sur le plan musical, a créé avec ses amis les plus proches son propre univers, ici et maintenant. Ils se sont échangés des chansons et des idées autour de feux de camp ou à la lumière des chandelles, dans des cabanes rustiques qu’ils avaient construites eux-mêmes. C’est dans ce type d’environnement qu’est né Sad-Eyed Lonesome Lady, l’album de Steph Cameron, étonnamment accompli pour une première œuvre. Lancé par la maison Pheromone Recordings, il offre sans vernis ni fioriture la musique de cette jeune auteure-compositrice-interprète installée en Colombie-Britannique, dont l’incontestable talent vient enrichir la musique roots.

Sad-Eyed Lonesome Lady a été enregistré en trois jours à  Toronto, l’été dernier. À l’origine, la jeune artiste ne devait enregistrer qu’une seule pièce mais elle est repartie 72 heures plus tard avec son premier album sous les bras !

Les chansons de Steph Cameron ont indéniablement quelque chose de rétro, mais n’allez pas croire pour cela que la chanteuse est passéiste. La jeune artiste admet que sa passion première, c’est la musique folk et le blues. Elle cite parmi ses influences Lightnin’ Hopkins, Doc Watson, le folk des années 1960 de Bob Dylan, Dave Van Ronk et Ramblin’ Jack Elliott, et Joni Mitchell à ses débuts. On peut d’ailleurs sentir toutes ces influences à l’œuvre en écoutant Sad-Eyed Lonesome Lady. Des pièces comme « Five Dollars », « Railroad Boy » et « Blues at my Window » s’inscrivent dans la tradition du folk-blues, alors que « Poppa You Can Take Me Home », une pièce sensuelle marquée par la tradition du blues, évoque Maria Muldaur. « Many Miles To Go », la dernière pièce de l’album, est pour sa part un véritable bijou de bluegrass.

Le style de jeu de Steph Cameron à la guitare, sec et rythmé, est d’ailleurs un élément-clé de l’album. Cette autodidacte explique avoir fait il y a quelques années une découverte intéressante : « Un ami m’a donné un jour des pics de métal, destinés au banjo. Ça faisait une bonne décennie que je jouais de la guitare, mais après avoir reçu ce cadeau, je m’y suis mise pour de vrai. Aujourd’hui, je trouve la guitare profondément intéressante, ce qui m’incite à en jouer et me pousse à écrire des chansons. »  Elle s’inspire de son cercle d’amis, certes, mais elle trouve aussi les idées qui lui servent de matériau dans le fait de vivre simplement, au cœur de la nature. Ainsi, elle a passé les dernières années dans un chalet qu’elle a construit elle-même. « J’ai longtemps habité, avec mon chien, dans un abri de huit pieds par huit pieds que j’avais bâti dans le bois, sur l’île de Vancouver. Quand il pleuvait, on entendait le bruit de la pluie sur le toit de tôle, et ça ressemblait à de la batterie. Vraiment ! Ma chanson Goodbye Molly traite de ça, du rythme de la pluie et du sentiment d’être lentement submergée par la montée des eaux. »

Steph Cameron quitte peu à peu de l’underground où elle a longtemps gravité, mais ses idéaux restent intacts. Avec Sad-Eyed Lonesome Lady, elle s’apprête à partager ses pièces éloquentes avec un public beaucoup plus large que celui constitué de ses proches ou des passants qui ont pu l’entendre jouer sur le coin d’une rue. Et de cela nous pouvons être très, très reconnaissants.