SHELMI

No Go Zone

Le premier album disponible le 9 mars via tôt Ou tard


Informations : Simon Fauteux / Patricia Clavel

Montréal, février 2018 – Les baby boomers ont eu les Trente Glorieuses. Nous avons les doutes. La planète est en sursis, les conflits imminents, le racisme rampant, le travail précaire. Le désenchantement de la jeunesse hésite entre la mélancolie et la révolte. C’est ce Mal du Siècle à l’ère digitale que la formation SHELMI, nouvelle signature chez Tôt ou Tard, se propose de raconter avec son album No Go Zone, à paraître le 9 mars prochain.

Trouvant refuge dans l’autodérision et la nonchalance, leurs chansons sont des bras d’honneur souriants qui questionnent les rapports humains. Dans ce premier album, on retrouve autant le sens de la mélodie des pointures du label OVO (Drake, Majid Jordan) que l’effronterie pop d’un Daniel Balavoine.

Enregistré à huis clos entre l’été 2016 et l’hiver 2017, dans des studios improvisés, puis mixé chez des producteurs viennois (Autriche), l’album No Go Zone, raconte l’absurdité du système capitaliste, et les perspectives qu’il laisse aux jeunes (Hémisphère Nord). Il dit un monde du travail frelaté (Mauvais départ), les patrons abusifs et la précarité (Waterproof), mais s’attaque aussi à l’actualité, celle qui traumatise, comme l’affaire Théo, dans 2k17. SHELMI consacre une chanson aux attentats, sur fond d’ennui générationnel et de consommations illicites (No Go Zone), et décrit la montée des extrêmes dans Impression. Des thématiques telles que l’entre-soi culturel (All in), l’amour 2.0 et les relations à distance (Téléscope) viennent compléter le panorama sociétal que le groupe dessine sans trop s’en rendre compte. Ce panorama, souvent sombre, c’est celui de la jeunesse d’aujourd’hui : une jeunesse lucide, mais jamais résignée.

SHELMI est un groupe qui raconte la jeunesse d’aujourd’hui et le monde, souvent décevant, qu’elle doit affronter. Le Mal du Siècle 2.0 que SHELMI décrit, c’est celui des manifestations contre la « Loi Travail », du Bataclan, des bavures policières, de Deliveroo, du dérèglement climatique, de l’abstention politique. Cette perspective d’un avenir titubant, précaire et injuste, les membres du groupe l’abordent de l’intérieur. Car SHELMI est à l’image de sa génération, sacrifiée mais pas perdue. Une jeunesse qui oscille entre tentation de la mélancolie, et inévitable soulèvement. Malgré tout, SHELMI fait le choix de l’optimisme. Leurs chansons sont des bras d’honneur souriants, qui regardent le monde avec un humour et une légèreté profonde. L’insouciance et l’autodérision deviennent des refuges efficaces, musicalement retranscrits par une fraicheur pop, un sens de la punchline, et une bonne dose d’insolence.

Source : tôt Ou tard