Shaka Ponk

The Geeks and The Jerkin’ Socks

L’album enfin disponible au Canada le 12 février


Montréal, janvier 2013 — Né d’un délire entre amis passionnés de nouvelles technologies, Shaka Ponk est un véritable phénomène en France depuis quelques années, un groupe de rock mutant qui explore le virtuel pour mieux s’enraciner dans le réel. Geeks, adeptes des réseaux sociaux ou zonards de la globosphère, Shaka Ponk fédère une communauté grandissante de jeunes « citoiliens » aussi avides de musique que d’images, et bien décidés à en jouir pour de vrai. Avec ce 3ème album, Shaka Ponk poursuit sa trépidante aventure sur cette frontière ouverte entre instruments  et électro.

Son titre, The Geeks & The Jerking Socks, fait référence à une scène du film American Pie où un jeune étudiant est surpris par ses parents alors qu’il regarde un film XXX dans sa chambre, le sexe fourré dans une chaussette. Ce thème d’une sexualité par procuration, quelques chansons le mettent en scène dans un disque qui est d’abord un passage à l’acte furieusement assumé et durablement jouissif.

C’est au cours de leur tournée d’été 2010, dans le bus ou avant les concerts, qu’ils enregistrent The Geeks and The Jerking Socks avec guitares, ordinateurs, batterie et une niaque de triathlètes. 12 titres, 12  positions d’un kamasutra rock’n’roll.12  formules magiques que ces apprentis sorciers ont pigé dans le grimoire des anciens, surpris du grabuge qu’elles sont encore capables de produire. Tout excités à l’idée d’attiser un riff façon Aerosmith à la flamme Ministry, de verser du chlorate de Ramones sur du sodium de Chemical Brothers, ils font exploser la baraque avec une joie et une insouciance contagieuses. Car comme dit si bien le proverbe « les actes parlent plus fort que les mots ». Cette philosophie, Shaka Ponk l’applique à lui-même depuis ses débuts. Elle est le thème d’une rencontre avec Bertrand Cantat dans Palabra Mi Amor, seul titre chanté en français. Elle devient l’enjeu de petites fables sur le sexe comme Let’s Bang ou I’m Picky, et fournit une morale indicative à My Name Is Stain ou à Dancing Dead. C’est dans cet esprit qu’ils allongent le très heavy Old School Rocka avec le rappeur américain Beat Assaillant. Avec ce 3ème album intrépide, torride, irrésistible,  Shaka Ponk, groupe à la folie disciplinée, prouve encore une fois que le seul respect qu’on puisse témoigner à cette musique c’est d’en voler le feu pour allumer son propre bûcher.

C’est à Paris au début des années 2000 que le guitariste C.C. et le designer Frah posent les fondations d’un collectif qui veut accommoder les ingrédients de base du meilleur rock’n’roll à la sauce multimédia. Des sons et des images qu’ils conçoivent nait un univers bien à part au centre duquel trône un singe de synthèse ricanant, Mister Goz, qu’ils adoptent bientôt en mascotte et dont ils font leur logo. Outre Frah au chant et CC à la guitare, Shaka Ponk se compose désormais de Steve aux claviers, de Ion à la batterie et de Mandris à la basse. Leur carrière s’en trouve boostée avec des tournées qui s’étoffent et un concept scénique évolutif. C’est ainsi qu’ils inaugurent la Monkey TV avec des minis caméras installées partout, sur scène et dans le public apportant une dimension interactive à leur concert. Au cours de l’année 2010 se joint à eux la superbe chanteuse anglo-égyptienne Samaha dont les rugissements et la silhouette de panthère brune enrichissent ce groupe aussi exigeant sur le son que sur l’image.