Raphaële Lannadère

L.

Le nouvel album disponible au Québec le 20 mai

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, mai 2016 – C’est sa voix qui vous happe. Sa voix que l’on retient, comme un sortilège antique, irrésistible, sirène des temps modernes. Et quand, avec un sérieux déconcertant, elle affirme « je chante depuis que je parle », on comprend que pour elle, chanter est la chose la plus naturelle au monde. Le verbe est juste ; les textes, fluides. Ils nous entraînent au cœur de ses pensées et d’émotions tant universelles que personnelles.

Pour Raphaële Lannadère, l’écriture est fondamentale. Viscérale. D’ailleurs ses mots, leur sensibilité, leur force ont déjà conduit de grands interprètes à faire appel à ses talents de « faiseuse de chansons » (Camélia Jordana, Patrick Bruel ou Julien Clerc). Aujourd’hui, ses mots s’affinent encore. Dans ce second album, ils se précisent. Figurent une poésie moderne et une vision du monde qui témoignent d’un état de grande porosité, à l’égard de ce qui l’intrigue, l’amuse, la bouleverse. Son chemin la mènera au pied du Mont Ventoux, où Raphaële Lannadère va poser ses valises et ses instruments, travailler en solitaire et chercher la trame de ce nouvel album. Pour cette nouvelle aventure, c’est avec Julien Perraudeau (Jacques Higelin, Christophe, Rodolphe Burger) son bassiste d’alors, qu’elle a choisi de collaborer. Ensemble, ils ont réalisé et construit « L. », un album ouvertement et délicatement électro. Empreint de sincérité et d’élégance.

Que Raphaële Lannadère parle de sa mère, d’histoires d’amour, ou de la chanteuse Lhasa de Sela (« Sur mon île » est un vibrant hommage à cette artiste disparue), les images sont partout évidentes. On embarque, on s’échappe avec elle. On s’engouffre dans le vent chaud d’un été, on dévale des kilomètres de paysages, ceux-là même qu’elle a traversé à l’été 2013 : après une tournée riche de plus de 150 dates, la Parisienne prend alors la route, seule, au volant d’une petite voiture, pour retrouver, réaménager, formuler, malaxer ou inventer ses mots en changeant d’air – avec dans son lecteur CD, Radiohead, James Blake, Otis Redding ou Beyonce.  Le titre « J’accélère », qui ouvre l’album, en témoigne.

Pour le public et les professionnels, l’histoire commence en 2008. Cette année-là, son EP « Premières Lettres » suscite rapidement la curiosité des médias. Il lui permet d’être repérée par les Inouïs du Printemps de Bourges, le chantier des Francos. Deux ans plus tard, celle qui se fait encore appeler L., signe avec le label Tôt ou Tard, et poursuit l’élaboration de son premier album. « Initiale » voit le jour en avril 2011, réalisé par BabX. C’est l’engouement : Prix Barbara, prix Félix Leclerc de la chanson, finaliste du prix Constantin, nomination « artiste révélation » aux Victoires de la musique 2012, et disque d’or. Tout le monde reconnaît là un auteur-compositeur comme on n’en avait plus vu depuis longtemps. A sa Une, Télérama va jusqu’à titrer : « La chanson française, c’est L. ». Saluant l’éclosion d’une artiste rare.

Source : Tôt ou Tard