Philippe Jaroussky

La storia di Orfeo

Disponible le 24 mars et en concert avec Les Violons du Roy

Emőke Baráth (soprano) · I Barocchisti · Coro della Radiotelevisione svizzera · Diego Fasolis

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

En concert avec Les Violons du Roy
5 et 9 avril Québec – Palais Montcalm
7 et 11 avril Montréal – Salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts
13 avril Toronto – Koerner Hall

Montréal, mars 2017 – Avec La storia di Orfeo, Philippe Jaroussky réalise un rêve de longue date en racontant le mythe d’Orphée à travers la musique de trois compositeurs baroques – Claudio Monteverdi, Luigi Rossi et Antonio Sartorio – reconstituant une sorte de mini-opéra, cantate à deux voix et chœur, recentrée sur les seuls personnages d’Orphée et Eurydice.

L’Orfeo de Monteverdi, composé en 1607, est généralement considéré comme le premier opéra de l’histoire. Au cours des siècles suivants, l’histoire d’Orphée – ce poète béni des dieux qui descend aux enfers pour sauver son épouse défunte, Eurydice – a nourri l’imaginaire de compositeurs célèbres tels Gluck, ou Offenbach, et plus récemment, Birtwistle,  Glass ou Christina Pluhar.

Philippe Jaroussky a chanté l’opéra de Gluck sur scène, il a aussi interprété le  rôle de La Speranza dans le chef d’œuvre de Monteverdi. Chez ce dernier, le rôle-titre était tenu par un ténor, tandis que Rossi et Sartorio ont fait appel à des castrats. Pour l’enregistrement de ce disque, il est accompagné du chef Diego Fasolis, tandis qu’Emöke Barath tient le rôle d’Eurydice. Ensemble ils parcourent l’histoire mythique : le bonheur sur terre d’Orphée et Eurydice, la mort d’Eurydice empoisonnée par un serpent ; la descente d’Orphée aux Enfers, avec le magique ‘Possente spirto’  de Monteverdi  dans lequel le poète prie le batelier Charon  de l’emmener sur le Styx ; ses retrouvailles avec Eurydice, leur retour vers le monde des vivants, et enfin le moment où il la perd à tout jamais.

« J’ai une fascination pour cette œuvre, ce coup de maître de Monteverdi,  j’entendais ma voix dans cette musique et je voulais tenter de proposer une couleur un peu différente. Le personnage d’Orphée, dans ses diverses incarnations opératiques, représente quelque chose de très particulier pour un chanteur. Il est à la fois un surhomme, dont le chant a des pouvoirs magiques, avec des éléments à la fois mystiques et spirituels. Incarner ce personnage requiert une sensibilité particulière à la musique et au chant. Chez lui, tout est question d’équilibre : il faut jongler entre son côté demi-dieu, le pouvoir absolument incroyable de son chant et de  sa musique – on évoque à travers lui le  pouvoir de toucher les gens par la musique – et en même temps cette humanité très profonde.  Orphée EST la musique : c’est qui me  bouleverse tans dans son personnage. »

Philippe Jaroussky a  créé une vraie logique dans le flux dramatique de l’album. Les opéras de Rossi (présenté à Paris en 1647) et Sartorio (présenté à Venise en 1672) sont des œuvres beaucoup plus élaborées que celui de Monteverdi, et ils sont structurés de manière très différente. Il a par exemple, choisi l’ouverture de Sartorio  « plus développée et sophistiquée » et il donne a Emőke Baráth un air de Rossi car chez Monteverdi, Eurydice n’a pas de grand solo. « En fait, à  partir de la lecture des trois opéras, l’enchainement des pièces s’est fait de façon logique. »

Pour incarner Eurydice dans ce voyage,  il a choisi Emöke Barath  « Je l’avais entendue dans Cavalli,  elle connaît bien le répertoire italien. Ensemble nous avons chanté Partenope, le Stabat de Pergolese.  Elle a ce mélange de force et de fragilité, cette tension dans la voix et en même temps ces couleurs qui font d’Eurydice un personnage intéressant, à la fois extrêmement dramatique et fragile. »

« Pour ce projet que je porte depuis plusieurs années, travailler avec Diego Fasolis m’a vite paru une évidence : j‘avais besoin de quelqu’un qui m’inspire et qui me permette de retrouver cette saveur typiquement italienne du rythme et  des mots, sans oublier le travail avec le chœur. J’ai toujours eu beaucoup de plaisir à enregistrer avec lui, il communique un optimisme, une fraîcheur, un amour des chanteurs, jubilatoire et réconfortant. »

Source : Erato / Warner Classics