Pacifika

Amor Planeta

Le nouvel album disponible le 6 mai

Montréal, avril 2014 — Quand on ne travaille pas dans l’urgence, sans avoir à se soucier d’attentes ou de pressions extérieures, la création se fait naturellement. C’est ce qui s’est passé avec Amor Planeta, troisième album de Pacifika, disponible le 6 mai prochain sur étiquette Six Degrees. Le trio de Vancouver, qui réunit la chanteuse Silvana Kane, le guitariste Adam Popowitz et le bassiste Toby Peter n’a jamais autant semblé à l’unisson du monde.

Kane, née au Pérou, dit de leur album qu’il est « Comme son titre, qui signifie Planète d’Amour. C’est l’amour sous toutes ses formes : l’amour de la nature, l’amour d’un autre, l’amour perdu, l’amour éternel – tout ce qui fait de nous les humains que nous sommes. »

Après le succès d’Asuncion (2008), de Supermagique (2010) et de l’album solo de Kane La Jardinera (2012), Pacifika est entré en studio avec l’envie de changer leur manière d’écrire et d’enregistrer des chansons. « Avant, on se réunissait tous les trois et on improvisait autour de toutes nos idées », dit Peter. « Cette fois, c’était Adam et moi qui montions un morceau, et dans un deuxième temps Silvana venait y ajouter sa couleur ». La participation du trompettiste Malcolm Aiken et une approche plus organique de l’enregistrement ont permis au groupe de garder une belle fraicheur. Jusque là, leurs chansons étaient souvent construites autour du lyrisme poétique de Kane. Mais Amor Planeta propose des textures luxuriantes et des passages ambiants menés par la guitare, ainsi que des titres un peu plus intenses, comme Panamericana et Las Bellezas.

Yo Te Amo, premier extrait de l’album, est une déclaration d’amour résolue au groove irrésistible. « C’est déclarer publiquement à quel point quelqu’un compte pour toi », explique Kane. « Alors que So Much Here parle de profiter du temps présent et de célébrer ce que nous avons, dans le monde hyper-actif qui nous entoure. On retrouve une autre touche sonore de Pacifika dans Satélites, un morceau inspiré de la bossa nova. Son côté brésilien, rafraîchissant, se nourrit des percussions de Richard Brown et d’Elliot Polsky, et fait écho aux paroles inspirées et pleines d’entrain de Kane.

Depuis les acrobaties aériennes de la musique de plage sud-américaine jusqu’aux influences new-wave de Popowitz, Las Bellezas s’ouvre de façon très minimaliste, avec des percussions rampantes et d’amples sons de guitare, avant d’exploser en un hommage puissant à la funk électronique. Plus jeune, Popowitz était fan des Smiths et de Police ; c’est vers Johnny Marr et Andy Summers qu’il s’est tourné quand il a appris la guitare à douze ans. Comme il l’explique, « Je transforme ma guitare en synthé et je crée des sons plus ambiant, qui correspondent mieux à notre groupe. On ne peut pas dire qu’on soit terriblement traditionnels, à quelque niveau que ce soit. » Le guitariste se sent tout aussi bien sur Sueños, un morceau à la beauté épurée dont le titre veut dire, et c’est approprié, « rêves ».

Peut-être bien que la clé de la musique de Pacifika est là : trois amis, qui vivent leur rêves sur scène. Dans une société qui semble accélérer encore un peu plus chaque jour, l’atmosphère détendue que créent les chansons du trio offre un antidote robuste à la frénésie de notre vie quotidienne. Charmés et enchantés, nous serions tous plus à notre place sur une planète aussi remplie d’amour que la leur.