Moriarty

Epitaph

Le nouvel album en magasin le 4 mai

Informations : Simon Fauteux / Audrée Loiselle

Montréal, avril 2015Epitaph, le quatrième album de Moriarty qui sera disponible au Québec le 4 mai prochain, reprend le fil là où l’avait laissé The Missing Room en 2011. Le groupe a rouvert les malles pleines de bribes accumulées pendant des années, fouillé les fragments inachevés nés de tournées sans fin et de projets parallèles.

Moriarty raconte…

« Il y avait des enregistrements au dictaphone de morceaux improvisés une fois et perdus ensuite, capturés dans les coulisses des théâtres, les chambres et les sous-sols : “G.I. Jesus“; “Reverse“. Dans le grenier d’une ferme, nichée au fond d’une vallée alsacienne, nous avions écrit et enregistré des histoires de femmes tragiques : “Milena”; “Maybe (A Little Lie)”. En roulant à vélo à travers Kyoto, nous avions improvisé à tue-tête l’histoire d’un homme déchu, “Ginger Joe“, puis enregistré une version de cette chanson en compagnie des sorciers cajuns Mama Rosin.

Il y eut aussi l’adaptation musicale du “Maître et Marguerite” de Boulgakov, une pièce radiophonique, qui donna naissance à six nouveaux morceaux : “Across From My Windows”; “When I Ride”; “Long Live The (D)evil”; “Fire Fire“. Enfin, au retour de trois ans de tournée, nous avons posé nos valises à Paris, et laissé émerger de nouvelles chansons : “History Of Violence“; “Diamonds Never Die“.

Encore une fois, nous avons été surpris de constater que ces chansons tournaient – de près ou de loin – autour du thème de l’au-delà, du passage d’un monde à l’autre, de la danse invisible entre les vivants et les fantômes. Souvent nous nous moquons de notre propre penchant incontrôlable à écrire des chansons funèbres, à transformer la musique en Totentanz, en danse des morts tragi-comique. Alors nous avons décidé d’appeler cet album Epitaph, pour moquer la mort, et pour croire qu’on peut danser avec.

Puis, comme à notre habitude, nous avons laissé les chansons mûrir sur scène, au contact du public, pendant une tournée de 22 petites salles en France et en Suisse avant de les présenter à la Philharmonie 2 à Paris les 24 et 25 janvier dernier. »

Epitaph a été enregistré et mixé par Renaud Letang aux studios Ferber à Paris.

Source : Air rytmo