Moran

Les silence des chiens

Le nouvel album à paraître le 15 avril - En spectacle à Montréal et à Québec

Informations : Simon Fauteux / Patricia Clavel

Montréal, mars 2016 – Moran c’est une voix chaude et suave, des textes presqu’écrits sous le sceau de la confidence, des guitares qui servent de canevas à des thèmes introspectifs et des chansons évoquant l’amour et le désir, le sien et celui des autres. Le silence des chiens, son quatrième album, à paraître le 15 avril prochain chez Ad Litteram est sans contredit son album le plus personnel et le plus accompli. Il en présentera d’ailleurs l’essentiel sur la scène du Lion d’Or à Montréal le 14 avril dans le cadre du festival Vue sur la relève – dont il est porte-parole aux cotés de Klô Pelgag –  ainsi que le 28 avril au District Saint-Joseph à Québec.

Le spectacle transportera le spectacteur dans l’ambiance d’un sous-sol de la rue Casgrain, au moment de la création des chansons. Lampes de chevet, amitiés, colères tranquilles, bonheurs fragiles… une trop brève suite de longues histoires courtes poussées à la sueur de rien pour un peu essayer de briser…le silence des chiens.

Réalisé, enregistré et mixé à Montréal par Moran et son complice de longue date, le guitariste Thomas Carbou, Le silence des chiens est un album d’émotions vives et d’atmosphères feutrées, de douceurs amères et de bonheurs infinis. Comme invitées spéciales, Moran a fait appel à sa conjointe Catherine Major sur le magnifique premier extrait Tic-Tac ainsi qu’à Luce Dufault pour une reprise de son désormais classique Soirs de scotch.

Bien que né à la ville, c’est quelque part dans les Cantons-de-l’Est, avec un père adoptif aussi tendre que dur de la feuille, une mère-fille aussi aimante que troublée, des chiens aussi énormes que silencieux, ainsi que quelques chevaux encore moins purs-sangs que lui, que Jeff Moran commence son histoire d’amour avec les mots. Le verbe n’a besoin de rien d’autre que de lui-même pour exister. C’est probablement dans cet esprit d’indépendance que Jeff se lie rapidement d’amitié avec le crayon et le papier. Lui qui aime bien l’idée de n’avoir besoin de personne pour survivre, trouve un extraordinaire point commun entre la force de l’écriture et la fragilité de sa propre existence.

Et c’est ainsi que, de villes en aiguilles, de sectes en religions, d’autant de pays que de filles ou de dizaines de métiers sans ambition, qu’il se forge lentement un langage à lui. Qu’il finit, à force d’écrire, par inventer une langue où tout devient possible. Une forme d’expression française qui lui permet de se révolter sans faire la morale, d’être vulgaire sans choquer, de se moquer sans rire ou même de pleurer la misère du monde sans en oublier la beauté.

*Le spectacle du 14 avril sera disponible en webdiffusion au www.livetoune.com*

Source : Ad Litteram