Mo Kenney

The Details

Son troisième album disponible le 29 septembre


Informations : Simon Fauteux / Audrée Loiselle

Montréal, septembre 2017 – Avec son troisième album, The Details, qui sera disponible le 29 septembre, l’auteure-compositrice-interprète Mo Kenney retrace, à travers des moments de détresse alimentés par l’alcool, des épisodes de dépression et des relations destructrices, son périple à la fois étrange et dévastateur, mais ultimement porteur d’espoir.

Sur chacune des 14 pistes qui composent l’album, elle confronte sans relâche son anéantissement et son éventuelle rédemption, n’épargnant rien ni personne au passage. Cet album concept est son travail le plus personnel et le plus cohérent à ce jour : combinant des touches de pur rock’n’roll, de psychédélisme et de pop déjanté, Kenney navigue dans les eaux les plus sombres sur un mode d’autodépréciation, avec son humour noir typique. Co-réalisé par Mo Kenney et Joel Plaskett, The Details documente sa lutte pour survivre à son pire ennemi : elle-même…

Incarnant l’idée du calme avant la tempête, la pièce d’ouverture Cat’s Not a Cake, évoquant avec une tristesse étrange le partage d’un animal de compagnie bien-aimé lorsqu’une relation amoureuse s’effondre, se veut un prélude trompeusement doux à un mouvement qui mènera implacablement à l’autodestruction. Après la puissance d’évocation de On The Roof, The Details explose, alors que Kenney est tout à fait incapable d’échapper à la spirale dangereuse dans laquelle elle s’est enfoncée. Avant et pendant l’écriture de l’album, Kenney était effectivement en plein descente aux enfers, déprimée et buvant comme un poisson, incapable de se reprendre en main ou d’entretenir ses relations humaines saines, s’aliénant les gens qu’elle aime et vivant dans le déni le plus total.

Mo Kenney s’attaque de front à ses comportements toxiques en canalisant le spectre de feu Elliott Smith sur June 3rd ; puis, chevauchant les riffs punchés de Maybe I Am, elle se rend compte qu’elle est incapable d’interagir correctement avec les humains ; sur la lente et brumeuse Counting, elle tombe si profondément dans le désespoir qu’elle pense en avoir perdu la tête : quelque part le long du chemin, Kenney se retrouve en effet complètement désorientée, brisée, dans un endroit d’où beaucoup de gens ne reviennent pas…

Unglued est probablement la chanson la plus ensoleillée jamais enregistrée sur le fait d’en avoir marre d’être aussi mal faite ; I Can’t Wait, qui musicalement rappelle les atmosphères de Yo La Tengo, décrit cette douloureuse révélation : aussi mal puisse-t-on aller, ce n’est quand même pas la fin du monde. Mais ce n’est pas forcément une navigation en eux calmes à partir de cette constatation : alors que Kenney s’efforce de rester optimiste sur Lights Out, sur Punchy, elle raconte cette fois où elle a été frappée par une tête de nœud dans un bar… alors qu’elle ne peut pas s’empêcher de constater le caractère hilarant de la situation, riant sournoisement à travers ses dents ensanglantées…

Elle arrive enfin dans des mers un peu moins troublées, sur la lumineuse Feelin ‘Good. Les orages qui sont passés dans le ciel de sa vie laissent certes des cicatrices (ou, du moins, quelques points de suture sur la tronche…), mais avec des éclaircies à l’horizon, Kenney porte ces cicatrices comme un rappel de tout ce qu’elle a vécu et le genre de saisons en enfer qu’elle est capable de traverser.

The Details se veut donc un récit de voyage retraçant toutes les épreuves franchies et les détours qu’elle a dû emprunter, tout en gardant intact son sens de l’humour. À la fois étourdissant, réfléchi, courageux, drôle et profondément honnête, The Details prouve hors de tout doute que cette auteure-compositrice déjà accomplie devient enfin, entièrement, complètement, elle-même.

Source : Pheromone Records