Michel Cusson

Solo

Le nouvel album disponible le 29 janvier – En spectacle à Montréal le 11 février au Lion d’Or

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, décembre 2015 – Un jour, alors qu’il marche sur une plage de la côte est américaine, Michel Cusson aperçoit une femme en état de panique qui jette à la mer toutes ses photos de famille. Des albums complets. Cette femme semble vouloir effacer complètement son passé. Michel Cusson est incapable de laisser les souvenirs d’une vie se perdre ainsi dans le sable et l’eau. Sans les regarder, il récupère toutes les photographies. Il les ramène chez lui et les oublie pendant des années dans une boîte. Jusqu’à ce qu’il décide d’y jeter un œil. Ses images rescapées deviennent aussitôt la source inspiratrice d’un projet musical personnel longtemps mûri, dévoilé sur disque aujourd’hui.

Avec la parution du nouveau disque SOLO le 29 janvier prochain, le compositeur et prodigieux guitariste Michel Cusson effectue un retour à l’avant-scène très attendu des mélomanes. Michel Cusson y présente neuf morceaux instrumentaux, autant de fragments d’une histoire reconstituée à partir de photographies rescapées, d’images altérées d’une vie inconnue. Ces souvenirs uniques, mais qui peuvent ressembler à ceux de n’importe qui, se sont révélés une source d’inspiration immédiate et abondante pour le compositeur. Planante, atmosphérique, aux gammes parfois arabisantes, jazz ou plus world, la musique de l’as guitariste entraîne dans un voyage fascinant. Heureuse fusion entre le langage cinématographique et le talent d’improvisateur jazz du musicien, SOLO propose neuf pièces aux titres évocateurs tels que Drowning Memories, Hope Highway, Spanish Motel ou Not Without Any Scars.

SOLO résulte d’une longue démarche. Depuis près de dix ans, en plus d’élaborer et de composer des musiques recherchées pour des œuvres audiovisuelles et scéniques aussi diverses que prestigieuses, Michel Cusson couve ce projet parallèle. Fouilleur, explorateur, il est alors à la recherche d’une façon de jouer et de s’exprimer qui correspondent au créateur et au musicien qu’il est devenu au fil de ses très nombreuses expériences. « La musique à l’image a changé et modelé ma façon de concevoir, d’entendre et de communiquer la musique. Aujourd’hui, c’est important pour moi d’avoir quelque chose de solide à exprimer quand je joue, un fil conducteur, une émotion concrète », affirme-t-il.

Jouissant d’une large et nuancée palette de couleurs et d’un vocabulaire musical hors du commun, Michel Cusson s’est volontairement isolé pour imaginer cette trame. Seul avec ses guitares, il s’obligeait alors à trouver des sons inédits avec son instrument de prédilection. Il avait aussi la liberté d’imprégner, à son gré, les mélodies des émotions que lui insufflaient les images. Sinon, aucun clavier ni percussion, uniquement la complicité de son ami et réalisateur Kim Gaboury.

On peut d’ailleurs voir quelques-unes des photos les plus significatives dans la pochette du disque. « Je suis un grand amateur de photographies. Une photo, ce moment arrêté, ça parle beaucoup. On dit qu’une image vaut mille mots. J’ajouterais qu’une note sur une image en vaut dix mille ! », s’amuse et conclut Michel Cusson.