Lorraine Klaasen

Nouvelle journée

L’album disponible le 20 mai

Informations : Simon Fauteux / Audrée Loiselle

Montréal, mai 2016 – Nouvelle journée, le nouvel album de Lorraine Klaasen qui sera disponible le 20 mai prochain sur l’étiquette montréalaise Justin Time, est un disque optimiste et dansant, mais aussi lucide, sincère et engagé. Pour la bonne cause, Lorraine Klaasen y chante en tsonga, en sotho, isizulu et xhosa, langues tribales de son pays natal, mais aussi en anglais – avec son charmant accent de Soweto – et, pour la première fois, en français dans la chanson-titre !

Lorraine Klaasen rend hommage à sa mère, la grande Thandie Klaasen en reprenant Izani Nonke, une de ses chansons les plus critiques contre les élus qui nous gouvernent. « Ne faites jamais confiance à un politicien » chante-t-elle, en déplorant le manque d’éthique de ces intouchables et haut-placés, espèces de « marionnettes malhonnêtes » qui prétendent aimer la population pour mieux la voler, l’abuser. Encore d’actualité, n’est-ce pas?

C’est aussi le cas de Where to now? une poignante ballade chargée de soul que Lorraine Klaasen avait écrite, il y a près de 30 ans, implorant la compassion et condamnant la cupidité. « Il y a tellement de gens démunies et sans abri, j’en ai le cœur gros » avoue l’artiste, évoquant la crise des migrants qui sévit en Europe. Elle rajoute, à l’instar de la grande Anoushka Shankar dont l’album Land of Gold sort simultanément : « Nous ne pouvons passer à côté de ce qui se passe dans le monde aujourd’hui ». Mais qui dit Nouvelle journée dit nouvelle vie, nouveau départ!

Ayant remporté le Juno du meilleur album « world » en 2013 pour son disque hommage à sa compatriote Miriam Makeba, ainsi que le prix SOCAN décerné par ses pairs l’année suivante, Lorraine Klaasen savait que la marche serait plus haute, désormais, pour la suite des choses. Elle fait donc appel à un homme sûr, un ami de longue date. Le super guitariste et réalisateur sud-africain Mongezi Ntaka, établi à Washington, avec qui elle avait déjà travaillé par le passé sur son album Africa Calling (2008), n’hésite pas une minute et débarque au Québec. Originaire du Congo, Noel Mpiaza est à la batterie, tandis que l’Haïtien Medad Ernest avec son groove jazz et gospel prend en charge l’accordéon et les claviers. On complète l’équipe avec le Sénégalais le plus en demande en ville, Assane Seck, rejoint par les frères André et Ross Whiteman (du fameux groupe soca Jab Jab,  des West Indies) et par le contrebassiste québécois Cédric Dind-Lavoie, désormais incontournable sur la scène locale des musiques du monde. Un dynamique trio de jeunes choristes composé d’ Anne Metellus, Melissa Gresseau et Cynthia Binette donne du tonus et insuffle une nouvelle jeunesse au répertoire de Klaasen.

Anticipant de revoir très bientôt en spectacle cette véritable bête de scène qu’est Lorraine Klaasen, commencez à bouger les reins et taper du pied en écoutant Township Memories, Polokwane ou encore Babalazi (Gueule de bois) qui rappelle le méga tube sud-africain Pata Pata. Éclatante de beauté et d’une éternelle jeunesse; toujours flamboyante avec son turban en guise de couronne, Lorraine Klaasen est une reine. La reine sud-africaine au Québec et au Canada.

Source : Justin Time