L’Arpeggiata – Christina Pluhar

Händel Goes Wild

L’album disponible le 1er septembre et en concert à Montréal


Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

EN CONCERT À MONTRÉAL
3 octobre Église St-Pierre Apôtre (programme : Mediterraneo) Billets
4 octobre Église St-Pierre Apôtre (programme : La Lyra d’Orfeo) Billets

Montréal, août 2017 – George Frideric Händel rejoint Purcell, Monteverdi et Cavalli dans la liste des compositeurs qui ont inspiré Christina Pluhar dans la conception de ses programmes de disque. Dans Händel Goes Wild, à paraître le 1er septembre chez Warner Classics/Erato, Christina Pluhar et son ensemble L’Arpeggiata nous emmènent dans un voyage musical original en compagnie de Nuria Rial, Valer Sabadus et du clarinettiste de jazz Gianluigi Trovesi. On y retrouve des versions réarrangées des plus célèbres airs d’opéra de Händel.

La musique de Händel est si belle que l’on oublie un peu qu’il était non seulement un compositeur de génie mais également un brillant impresario. Il avait un sens aigu pour déceler les tendances du marché, en l’espace de 15 ans, il a lancé 3 compagnies d’opéra à Londres. Il était également très prolifique : sa seule production vocale comprend pas moins de 42 opéras, 29 oratorios et plus de 120 cantates et il est aujourd’hui le compositeur baroque le plus interprété en concert.

Le titre de ce nouvel album fait allusion à la manière pleine de fantaisie et d’imagination avec laquelle L’Arpeggiata a adapté la musique de Händel. Christina Pluhar rappelle que : « Händel devait être lui-même un peu fou », racontant l’anecdote selon laquelle « lors d’une répétition de son opéra Ottone, lorsque la célèbre soprano Francesca Cuzzoni a refusé de chanter l’air Falsa immagine, il était tellement furieux qu’il l’a saisie par la taille en la menaçant de la jeter par la fenêtre. »

Christina Pluhar nous rappelle que Händel était un génie théatral de premier ordre, cela se reflète dans la sélection d’airs extraits de ses œuvres scéniques, pleins de couleurs variées. Des parties purement instrumentales viennent compléter le programme du disque. On y retrouve Lascia ch’io pianga, de Rinaldo, Where’er you walk de Semele, Ombra mai fu de Serse ou encore Piangerò la sorte mia de Giulio Cesare. Händel écrivait ses arias dans la forme da capo avec une section contrastée au milieu, souvent suivie d’une répétition de la première section. « Tous les compositeurs baroques utilisaient la forme stricte, mais ces formes permettaient aussi aux musiciens et aux chanteurs d’improviser et d’ajouter librement des ornements, particulièrement dans la répétition du da capo. »

La soprano Nuria Rial et le contreténor Valer Sabadus sont les voix de ce disque. « Lorsque je travaille avec des chanteurs, j’essaye toujours de trouver les pièces qui conviennent le mieux à leurs voix, ce qui touchera le public. Mais j’essaye aussi de choisir des pièces dans lesquelles je sens une certaine ambiguïté harmonique et mélodique qui nous permet de voyager musicalement à travers les siècles. » Le clarinettiste Gianluigi Trovesi s’intègre parfaitement à ce voyage musical.

Source : Warner Classics / Erato