L (Raphaële Lannadère)

Chansons

Le nouvel album à paraître le 23 février


Informations : Simon Fauteux / Patricia Clavel

Montréal, février 2018 – Avril 2011, parution d’Initiale, premier album qui chamboule tout, illuminé par une écriture au scalpel à la fois réaliste et poétique, et cette voix bouleversante qui vous agrippe et ne vous lâche plus tel un grand huit émotionnel. Succès public (Disque d’or en France) et critique avec comme point d’orgue une fameuse couverture de Télérama clamant haut et fort : « la chanson française c’est L ».

L sortira le 23 février un album sobrement intitulé Chansons via le label tôt Ou tard. Parce que L est chansons… bien évidemment ! Chansons qui lui sont arrivées très vite depuis mars 2016, dans un déferlement inventif, comme une écume galopante, écho aux flots de « La Meuse ». Titre d’ouverture en forme de retour aux sources, vers la terre de sa mère, témoin de ses voyages d’enfants. Un morceau qui nous emporte au fil de ses cordes qui claquent et câlinent à la fois, qui s’entendent et se comprennent aussi comme un lien aux orchestrations luxuriantes d’Initiale.

Car si on évoque souvent les mots de L, ils ne doivent pas faire de l’ombre à sa musique. C’est particulièrement vrai sur Chansons dont les sons et les arrangements irradient d’une subtile force lumineuse. À l’œuvre : un quatuor à cordes, quelques notes de harpe, une pointe de basse-synthé et de légères programmations. Une orchestration minimale mais dont l’arrangeur Clément Ducol (Camille, Christophe, Vincent Delerm) et le co-réalisateur de l’album, l’ingénieur du son Maxime Le Guil, ont tiré une sève maximale.

Comme toujours chez L, il y a les chansons à la poésie toute personnelle. Citons Ton enfance sur sa petite nièce de cinq ans qui a eu un jour cette réflexion merveilleuse dans un square du 18e arrondissement de Paris : « Regarde Tata on voit la mer ! », La Micheline raconte des voyages en train vers la Bretagne avec son ancien compagnon BABX ou encore la bouleversante Tu dors. Mais il y a également les chansons qui regardent vers ailleurs, où son écriture poétique trace des lignes vers notre société qui ne tourne pas toujours très rond. Comme Ta Ville est Belle dont Gael Faure a signé la musique, hommage lumineux au Paris post attentats de 2015. Ou bien la délicate évocation subtile à la fois de la tuerie de masse homophobe de juin 2016 dans un club de la ville et des exterminations historiques des indiens dans la région. Impossible de ne pas aussi glisser un mot sur la fiévreuse Ne Me Libérez Pas écrite après avoir visionné un documentaire sur Michel Vaujour, le braqueur aux cinq tentatives d’évasion, resté dix sept ans en quartier de haute sécurité.

Si comme toujours chez L, la mélancolie et une certaine gravité sont au cœur de Chansons, cela ne vient jamais plomber cet album qui irradie d’une joie libératrice. Un parfait antidote à nos temps troublés.

L, Raphaële Lannadère, et aujourd’hui à nouveau L.

Source : tôt Ou tard