Joseph D’Anvers

Les matins Blancs

L’album disponible le 2 juin

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, mai 2015 – On serait presque tenté de qualifier Les matins blancs de Joseph D’Anvers, enfin disponible au Québec le 2 juin prochain, d’album concept. Ses 14 chansons sont autant de variations sur un même thème : ces pensées troubles qui nous envahissent au sortir d’une nuit blanche et que chassent les premières lueurs de l’aube.

Les matins blancs s’ouvre sur les somptueuses volutes de cordes de Petite, une ritournelle douce-amère d’où s’échappent ces mots : « chaque seconde est une histoire ». Par contraste, Surexposé passerait presque pour guilleret, avec sa rythmique empruntée au Bashung de Gaby. Avant les adieux est une poignante ballade sur les amours défuntes. Tremble, écrit par Dominique A, possède la grâce d’un « battement de cils ».

La soul chic de Mon ange parle des idéaux qui s’effritent. Sur La vie à présent, une folk song près de l’os, plane l’ombre de Neil Young. Les arpèges de Sally sont fébriles comme les doigts des amants le premier soir. Le voile consolateur d’une section de cordes enveloppe les étreintes éphémères de l’aube, celles que Joseph D’Anvers appelle Les amours clandestines. Chaque nuit en son temps monte crescendo jusqu’à sa fin en suspens, juste au bord du précipice. Marie, avec son texte signé Lescop, emporte l’auditeur le plus endurci dans son galop romantique. La nuit, je t’aime quand même mêle le lyrisme de la plume de Miossec à l’une des plus poignantes mélodies de Joseph D’Anvers.

Les jours incandescents sinue entre ombre et lumière, avant de s’achever dans un instrumental extatique. Regarde les hommes tomber referme avec l’apparente facilité d’un prélude de Satie ce « presque concept album ».

Pour habiller cette collection de chansons, Joseph D’Anvers a fait appel à l’équipe de rêve qui accompagne ou a accompagné Etienne Daho, Alain Bashung et Daniel Darc. Avec pour résultat une interprétation toute en retenue, qui s’arrondit ou se creuse au gré des inflexions de la voix.

Si l’expression « album du renouveau » a un sens, elle s’applique sûrement à ces Matins blancs que Joseph D’Anvers résume ainsi : « Je l’ai fait tout seul, mais je n’ai jamais été aussi entouré ».

Source : At(h)ome