Jeremy Dutcher

Mehcinut(meh-jin-nud) – Premier extrait de l’album Wolastoqiyik Lintuwakonawa

À paraitre le 6 avril


Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

En spectacle
02/03  Regina – Forward Current Festival
10/04  Toronto – Canadian Opera Company
25/05  Ottawa – First Baptist Church
27/06  Vancouver – Queer Arts Festival

Montréal, février 2018 – Jeremy Dutcher est un ténor, un compositeur, un activiste et un musicologue de formation classique qui saisit toutes les occasions de mélanger ses racines de la Première Nation Wolastoq à la musique qu’il crée, mélangeant des esthétiques musicales distinctes entre le classique, la musique traditionnelle et le pop pour présenter un style entièrement nouveau. 

L’extrait «Mehcinut» (meh-jin-nud) est tiré de Wolastoqiyik Lintuwakonawa, premier album de Jeremy Dutcher qui paraitra le 6 avril prochain.

Membre de la Première Nation de Tobique au Nouveau-Brunswick, Jeremy Dutcher a d’abord fait des études de musique à Halifax avant de travailler aux archives du Musée canadien de l’histoire, transcrivant minutieusement des chansons Wolastoq se trouvant sur des cylindres de cire de 1907. Il entendait des voix ancestrales chantant des chansons oubliées et des histoires venant des générations Wolastoqiyik. « Je n’avais jamais entendue la majorité de ces chansons auparavant parce que notre tradition musicale sur la côte Est a été supprimée par la Loi sur les Indiens du gouvernement canadien », explique Jeremy Dutcher.

«Mehcinut» (meh-jin-nud) provient de l’un des enregistrements d’archives qui a la qualité la plus claire. « Vous êtes en mesure d’entendre un discours de Jim Paul sur la mort et ce qui vient après, ce qui met fin à la pièce », explique Dutcher. « Les paroles, ‘Ya-ni-gwe-do’, sont vraisemblablement des mots, mais pourraient aussi être une forme de langage plus ancienne qui n’est plus parlée aujourd’hui. »

En écoutant chaque enregistrement, il sentait ses propres impulsions musicales émerger du plus profond de son être. Les longues journées aux archives se transformaient en longues nuits au piano, où mélodies et phrases dialoguaient avec les voix de ses ancêtres. Ses compositions « collaboratives » sont tout à fait originales. Les mélodies délicates et sublimes résonnent sur des lignes pianistiques qui traversent toute la gamme des émotions. L’angoisse et la joie du passé éclatent autant à travers l’audacieuse approche de composition de Jeremy Dutcher que par sa technique vocale exceptionnelle.

« Je fais ce travail parce qu’il ne reste plus qu’une centaine de locuteur  Wolastoqey », dit-il. « Il est crucial pour nous de s’assurer que nous utilisons notre langue et la transmettons à la prochaine génération. Si vous perdez la langue, vous ne perdez pas seulement les mots, vous perdez une manière entière de voir et d’expérimenter le monde d’une perspective distinctement indigène. »

L’année dernière, Jeremy Dutcher a passé du temps sur la route avec la tournée de la Nouvelle Constellation. Animée par Jason Collett, la tournée de musique et de littérature a voyagé dans les villes, les villages et les communautés autochtones de tout le pays, mettant en vedette une panoplie d’artistes autochtones aux côtés de quelques-uns des plus célèbres musiciens, écrivains et poètes du pays.