Frànçois & The Atlas Mountains

Solide Mirage

Disponible le 3 mars

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, février 2017 – Domino est fier d’annoncer la sortie le 3 mars de Solide Mirage, quatrième album studio de Frànçois & The Atlas Mountains. Un album en prise directe avec le réel et ses circonvolutions chaotiques : un disque viscéral, instinctif, aux textes limpides et aux intentions claires, qui disent plus qu’ils ne suggèrent.

Le clip du premier extrait Grand Dérèglement – réalisé par Frànçois et Jack Barraclough – est le fruit de la collaboration entre Frànçois et le danseur de dabké Mohamed Aukal, ambulancier palestinien qui a fuit Gaza avec sa famille. Une rencontre fortuite à Bruxelles dans un centre d’accueil pour réfugiés où ce dernier enseignait le Dabké.

« La chanson parle des grands changements de notre monde qui déplacent des populations et forcent les plus faibles à s’adapter à un mode de vie ardu et violent. Filmer des danses Dabké dans un lieu aussi emblématique que le Palais de Justice de la capitale de l’Europe est une manière d’attirer l’attention sur le côté positif de ces mutations. »

Depuis Piano Ombre (2014), beaucoup d’eau a coulé dans la vie de Frànçois, sous les ponts que le garçon ne cesse de bâtir. Frànçois a redécouvert une voie instinctive vers ses passions adolescentes pour la rage sans filtre du grunge. Cette « énergie perdue en route » a refait surface à deux occasions. Lors d’une collaboration avec Hedi Slimane, qui lui a permis de se frotter à la scène punk de L.A. mais aussi et surtout, lors de quelques dates au Moyen-Orient, en face d’une jeunesse encore fiévreuse de son Printemps Arabe. « On a joué à Istanbul, au Liban, à Alexandrie ainsi qu’au Caire en 2015, explique Frànçois. On a découvert une jeunesse avide de musique, notamment la jeunesse égyptienne, qui avait fait la révolution deux ans plus tôt. »

Cette hargne, cette saine colère, il fallait l’avoir à l’âme comme au ventre pour survivre, en homme comme en artiste, à la terrible année 2015, au grand chaos du monde, au « grand dérèglement » dont fait mention l’introduction de Solide Mirage. Une année noire pour tous et une profonde remise en cause pour Frànçois Marry. « On s’est posé pas mal de questions. C’est délicat de parler de politique dans des chansons, mais c’est inévitable quand tu écris dans des moments comme ceux-ci. J’ai une attirance pour l’abstraction, la poésie mais je me suis rendu compte que c’était devenu une technique d’autruche. Je ne comprends pas pourquoi les musiciens ne se posent pas plus la question de la responsabilité de leur parole. Et vue l’année 2015 qu’on s’est tous pris dans la tronche, il était nécessaire de se demander ce qu’on voulait dire. »

Solide mirage. Comme un rêve insaisissable, un fantasme dont la concrétisation mue à mesure qu’on s’en approche. Parfaite définition pour cet album protéiforme, changeant et direct mais qui, néanmoins, révèle de nouvelles facettes, de nouveaux territoires à chaque écoute. Un disque parfois doux (1982, Apocalypse à Ipsos, Perpétuel été, 100 000 000), parfois dur (Bête morcelée, Grand dérèglement, les rugosités et échardes de Jamais deux pareil), parfois fou (la transe numérisée d’Âpres après), toujours hautement politique, en clair ou entre les lignes.

Solide Mirage a été enregistré à Molenbeek dans l’antique Jet Studios bruxellois et produit par Ash Workman, déjà aux manettes de Piano Ombre et dont on avait pu apprécier le génie pour l’épure sur ses collaborations avec Metronomy et Christine & The Queens. Les arrangements de cordes sont signés et interprétés par Owen Pallett.

Source : Domino