Franck Monnet

Waimarama

Le nouvel album disponible le 25 février

Montréal, février 2014 – Après huit ans d’absence, celui qu’on a surnommé « le dentellier de la pop » brise le silence avec Waimarama, disponible le 25 février prochain. Évidemment, il serait pratique de présenter ce nouvel album de Franck Monnet avec des formules à l’emporte-pièce : « le meilleur chanteur français de Nouvelle-Zélande », puisqu’il a choisi d’y vivre ; ou encore : « l’album de la maturité », étiquette à laquelle semblent condamnés tous les plus de 35 ans. Mais cela ne retiendrait que l’anecdotique en passant à côté de l’essentiel. Et l’essentiel, quel est-il ?

Que Waimarama, nom d’un petit paradis face à l’océan pacifique, confirme son auteur parmi ces voix masculines qu’on écoute en fermant les yeux. Sa modestie oblige à préciser qu’en plus d’être un auteur-compositeur-interprète accompli, il est aussi parolier, notamment pour Vanessa Paradis ou Claire Diterzi.

Musicalement Waimarama s’inscrit sous le signe du dépouillement : des cuivres et des cordes viennent ponctuellement habiller ses mélodies ciselées d’une main d’artisan, comme c’est le cas sur Quelqu’un ou Ton Héros. Orfèvre d’une pop raffinée, il est de ceux qui savent faire le pont entre le souci du texte et celui du son. Ce n’est pas un hasard si, en écoutant Waimarama, vous pourrez surprendre des inflexions qui rappellent aussi bien Ray Lamontagne que Piers Faccini.

Les chansons de Waimarama ont été écrites et pré-produites entre Paris et Paekakariki : une période de transition qui a vu le chanteur à la fois devenir père et sortir de son dandysme parisien pour s’établir en Nouvelle-Zélande. Elle a été endeuillée par la disparition de la chanteuse Lhasa, à laquelle le titre Les Faons est dédié.

La suite de l’enregistrement a eu lieu en petit comité à Paris en 2013 et réalisé par Edith Fambuena (Alain Bashung, Etienne Daho, Jacques Higelin…). Elle a eu la mission délicate de draper les chansons sans qu’elles aient l’air trop habillées. Elle est responsable du climat, des profondeurs de son, des samples discrets.

Enfin, quatre chanteuses sont venues lui donner la réplique : Pauline Croze et son timbre cristallin sur Quelqu’un ; Jeanne Added et sa voix puissante aux choeurs, rejointe sur Waimarama par Lisa Tomlins, chanteuse maori, et Camelia Jordana qui pose son groove sensuel sur le duo Plus rien à me mettre.

Franck Monnet est un chanteur discret. Trop, peut-être. Mais qui passe un cap avec Waimarama. Pas le cap Farewell, sur l’île du Sud de la Nouvelle Zélande ; ni le cap Reinga, sur l’île du Nord.

Le cap d’une carrière singulière qui va forcément le mener dans la lumière.