Dom La Nena

Cantando

Le EP disponible le 7 octobre

Montréal, septembre 2016 – Faisant suite à la sortie de son magnifique album Soyo et à une année 2015 fructueuse au possible, Dom La Nena lance le 7 octobre prochain le EP Cantando, un recueil de quatre chansons qui parcourent un peu de son histoire personnelle : chanté en quatre langues (portugais, espagnol, français et anglais), chacune de ces chansons représente un moment de sa vie, un souvenir, un sentiment particulier. Seule avec son violoncelle, de façon intime et personnelle, elle chante Beirut, Brel, Violeta Parra et le brésilien Lupicinio Rodrigues.

Dom La Nena présente Cantando

« Je suis auteur-compositeur mais parfois l’envie de chanter les chansons des autres est plus forte que moi et j’en viens même à les enregistrer. Je chante certaines de ces chansons en concert, certaines seulement à la maison, mais elles m’accompagnent toutes depuis longtemps.

Avec elles, j’ai voulu manier une palette de sentiments, de langues, d’ambiances, d’époques, et revenir à mes racines musicales. J’ai voulu rester dans l’épure, l’intimité et la simplicité, mettre les textes et la voix en valeur, et ainsi j’ai seulement gardé mon violoncelle comme accompagnement.

J’ai fait appel à Maxime Le Guil, ingénieur du son d’un talent exceptionnel, dont la finesse et la sensibilité ont été cruciales à la conception des arrangements.

« Felicidade (qui veut dire “le bonheur” en portugais), du brésilien Lupicinio Rodrigues, est une des premières chansons que j’ai apprises. Lupicinio est originaire de ma ville, Porto Alegre, et ce fut un des plus grands compositeurs brésiliens (mais malheureusement il n’est pas très connu en dehors du pays). Dans les années 70, en pleine dictature militaire, Lupicinio écrit cette chanson sur la quête du bonheur comme quête de simplicité, invoquant les petites choses de la vie qui pour lui en font l’essence. C’est pour cultiver ce bonheur et pour rendre tendrement un hommage à mes origines que j’ai voulu l’enregistrer et que je la chante à chaque concert.

J’ai l’impression que “Gracias a la Vida” est une chanson qui fait partie du bagage musical et culturel de tout latino-américain. Violeta Parra est une de mes plus grandes références, c’était une femme extraordinaire, Chilienne, qui révolutionna la musique populaire et traditionnelle dans toute l’Amérique Latine.

Quand je suis arrivée à Paris pour y poursuivre mes études, lors de mes 18 ans, j’écoutais en boucle le premier album de Beirut (“The Goulag Orchestra”). Scenic World m’a toujours renvoyé à quelque chose de brésilien, j’y entendais presque comme une petite samba. Peut être parce que j’étais loin de mon pays, alors j’essayais de m’accrocher aux moindres similitudes du quotidien pour m’en sentir plus proche… J’ai enfin voulu exprimer ce que cette chanson provoquait en moi, cette petite samba qui s’est construite dans mon imaginaire depuis des années.

On ne peux pas entendre “Les Vieux” de Brel sans en avoir les larmes aux yeux. Nous y voyons tous nos grands parents, nos parents, et nous mêmes un jour dans cette vieillesse que raconte Brel. C’est la chanson préférée de ma mère. C’est elle qui m’a présentée la musique de Brel bien avant que je ne vienne en France, lors de mon enfance au Brésil, et c’est avec ses chansons que j’ai été familiarisée à la langue française. »

Source : Six Degrees