Daran

Endorphine

Son dixième album disponible le 22 septembre et en spectacle


Informations : Simon Fauteux / Patricia Clavel

EN SPECTACLE
24 octobre  Trois-Rivières – Gambrinus
27 octobre  Lavaltrie – Chasse Galerie
28 octobre  Saint-Hyacinthe – Le Zaricot
7 novembre  Québec – Le Cercle
8 novembre  Montréal – Club Soda (dans le cadre du Coup de cœur francophone)

Montréal, août 2017 – Trois ans après Le monde perdu, le compositeur-interprète et réalisateur Daran revient avec Endorphine, disponible dès le 22 septembre prochain !  Au menu de ce dixième album : du Daran pur jus, intense, puissant mais réfléchi, revendicateur sans être moralisateur.

Daran, qui a donné 200 concerts après la sortie d’Un monde perdu présentera l’essentiel d’Endorphine – qui a justement été conçu pour être joué sur scène « sans réfléchir » sur scène à Trois-Rivières (24 octobre), Lavaltrie (27 octobre), Saint-Hyacinthe (28 octobre), Québec (7 novembre) et Montréal dans le cadre du Coup de cœur francophone (8 novembre). Les dates de la tournée 2018, incluant une tournée européenne au printemps, seront annoncées sous peu. Retrouvez tous les détails ici

Les textes d’Endorphine sont pour la plupart des œuvres de son fidèle parolier Pierre-Yves Lebert (seuls les titres ici et Horizon ont été écrits par Erwan Le Berre, du groupe belge Atomique DeLuxe, un vieux pote de Daran). Une complicité qui s’avère féconde : « Lebert et moi avons une telle habitude de travail qu’il sait d’instinct ce qui sied bien à ma bouche. Bien sûr, nous avons des discussions préalables sur la teneur des textes, mais il sait qu’il doit piger dans le vaste domaine du social et, plus généralement, dans celui des mécanismes humains, une source inépuisable de sujets ! Par exemple, Tout tout seul, c’est un peu ma chanson sur Donald Trump ; Halima, c’est ma chanson sur les évènements du Bataclan ; le thème des fermetures d’usine, déjà présent dans l’album précédent sur Le bal des poulets, revient dans Horizon ; ça m’intéresse toujours, cette vision de l’intérieur de gens qui ne sont pas préparés à des changements de vie aussi brutaux. »

Avec ces textes en main, Daran a composé l’album tout seul, dans son studio d’enregistrement situé au sous-sol de sa résidence montréalaise. « J’avais procédé ainsi pour Le petit peuple du bitume (2007) et j’avais beaucoup apprécié l’expérience, alors j’avais envie de recommencer pour celui-là. De cette manière, je peux aller encore plus au fond des choses lorsque vient le temps de procéder à l’orchestration, afin de donner des couleurs singulières aux chansons ».

Le processus de création a donc été d’une extrême simplicité : Daran dépose un texte sur ses genoux et improvise des mélodies a cappella : « Je suis encore très impressionné par ce moment où jaillit la mélodie d’un texte qui n’existe encore que sur papier. Je ne fonctionne pas toujours en trouvant les accords au départ, car les progressions peuvent être encore plus intéressantes si on les colle a posteriori sur les mélodies. Et lorsque j’ai l’impression que ce que je compose ne vient pas de moi, c’est souvent là où c’est le plus intéressant. Je dirais que moins on est concerné dans ce processus, meilleur compositeur on est ; en tant qu’artiste, on n’est qu’un vecteur, il faut donc être attentif : quand rien ne vient, on va se faire un café ; quand ça revient, on s’assoit sur notre banc et on reprend le travail. La fenêtre s’ouvre, ça ne dure souvent que quelques minutes mais c’est suffisant pour trouver les grands traits d’une chanson ; après, pour peaufiner cette ébauche, pour trouver les bons arrangements, pour offrir au texte son écrin idéal, c’est un lent et patient travail d’orfèvrerie. »

Daran a aboli la frontière entre cette première impulsion créatrice et le mix final. Plus tôt dans sa carrière, il passait des heures à tenter de recréer en studio ce qui avait été magique sur ses démos ; aujourd’hui, il travaille de plus en plus avec des « premiers jets » : « Je dirais que les trois-quarts des voix que l’on entend sur Endorphine sont celles de la première lecture que j’en ai faite. Je délaisse le fantasme de la prise parfaite pour la force brute des premières fois ; dans ce premier mouvement créatif, tu es comme absent, tu ne réfléchis pas, et tu touches ainsi à un autre niveau dans l’interprétation. »

Dans l’habillage sonore des chansons, la simplicité est de mise, encore une fois : à la droite de Daran se trouve sa guitare électrique ; à sa gauche, la basse ; en face, la batterie et juste devant lui, le micro de chant, avec sa vieille console Neve et son Pro Tools. « C’est un travail très organique, je dirais, j’ai tous ces instruments sous la main, prêts à bondir. J’ai un plaisir inouï à procéder ainsi. »

Source : Le mouvement des marées