Daphné

La Fauve

Le nouvel album en magasin le 4 mars

Montréal, février 2014 – Faisant suite à son acclamé album Hommage à Barbara en 2012, Daphné revient avec La Fauve, un 4e disque studio disponible le 4 mars prochain, orchestré par David Hadjadj et incluant un duo avec Benjamin Biolay. Parce que l’arrivée du printemps c’est joli pour se parler d’amour, Daphné y inscrit ses nouvelles chansons aux teintes résolument… fauves.

D’emblée, on retrouve ce grain si chaud dans son chant, qui s’enfonce dans les graves ou tutoie les aigus avec le même sentiment d’intimité, ce timbre reconnaissable entre tous, mélange de langueur assumée et d’exaltation retenue. Voici 14 nouvelles chansons signées Daphné, paroles et musique. Elles illustrent deux notions chères à l’artiste : la beauté et sa demi-sœur la liberté. Deux notions perceptibles dans les orchestrations, légères et savantes, fruit de discussions entre la chanteuse et David Hadjadj. Ce couturier des sons les habille avec subtilité, leur donnant cette allure onirique pour souligner le climat enivrant qui est déjà dedans, conscient que la production des chansons de Daphné fait aussi leur cachet.

Daphné traite de la beauté et de la liberté et ces deux notions s’appliquent à l’amour. L’amour dans tous ses états. On s’envoie en l’air avec 100 voiliers en l’air qui vous font confondre le ciel et la mer, au point de vous donner le vertige. On déclare sa flamme à l’être convoité au milieu d’un champ de vignes, ce sont les Vendanges Tardives (Baby Face). Tout d’un animal et Hello to love traitent d’un sujet assez peu abordé en chanson (encore moins par des femmes), cette part sauvage en chacun de nous, cet amour physique que l’on dit sans issu. Lady Dangerine, est de celle-ci, avec son cœur en forme de cage aux oiseaux qui renferme tous les hommes de sa vie. Derrière le très beau titre de Strabisme des jours heureux, une femme observe ses passions de naguère en se demandant ce qui lui a pris de s’emballer ainsi. Elle en sourit. A l’inverse, Mon amour feu est une autre promenade sentimentale au son de laquelle une femme aux pieds nus marche lentement sur les braises d’un amour défunt.

Daphné aborde aussi des sujets urgents : Ne pardonne pas trop vite s’adresse aux femmes battues : Tu verras qu’il ne faut rien attendre/Et tu iras où l’herbe est tendre. Et, quand elle retrouve Benjamin Biolay, celui-là même qui lui fit la courte-échelle à ses débuts, c’est pour un duo, un dialogue entre deux enfants d’assassins qui le deviendront à leur tour, leur descendance aussi. La question de l’atavisme est posée au long de cette Ballade criminelle aux arrangements inquiétants, comme s’ils annonçaient l’arrivée à l’écran de Jack l’éventreur.

Ici tout est  pensé, senti, inspiré. C’est Daphné.