Constantinople & Ablaye Cissoko

Jardins migrateurs

L’album disponible le 1er avril

Informations : Simon Fauteux / Audrée Loiselle

« Mon jardin est mon œuvre. Ma mémoire est la terre de mon jardin. Tout ce qui pousse sur cette terre, y garde les racines et déchire le sol pour aller ailleurs, pour s’unir à l’univers. » – Kiya Tabassian (Constantinople)

Montréal, mars 2016 – Depuis 1998, Constantinople a choisi de faire du voyage son fondement et de s’abreuver à toutes les sources musicales. Cette fois, accompagnés du virtuose sénégalais de la kora Ablaye Cissoko, ces oiseaux migrateurs présentent avec Jardins migrateurs, disponible le 1er avril, une sublime rencontre poétique entre cordes et voix, des épopées du Royaume mandingue aux musiques de cours persanes.

Constantinople et Ablaye Cissoko, libres penseurs et voyageurs, font du monde leur jardin. Cette rencontre mène à la traversée conjointe des lieux communs de l’imagination, comme une longue respiration face à la marche inexorable du monde et du temps. Ce concert, d’abord créé à Montréal en 2012 a depuis sillonné salles et festivals à travers le monde et sera de passage au Québec le 7 avril à Terrebonne, le 13 au Cercle de Québec, le 15 avril à L’église de Mont-tremblant, le 16 avril à la salle Bourgie de Montréal et le 20 août à La Maison des arts de Laval.

De tout temps, en tous lieux, la Parole du monde s’est incarnée dans celle, terrestre, du barde, du troubadour ou du griot. Ces artisans poètes, tout autant passeurs que pacificateurs, sont le trait d’union avec les forces de la nature, le divin indicible, la mémoire des anciens. Il leur revient d’entretenir le foyer quotidien de l’âme collective. Entre le djéli malinké conseillant les rois-guerriers et narrant leur glorieuse généalogie, et le barde du Khorasan, lettré et voix du peuple, il ne semble ainsi y avoir qu’une corde de luth… C’est à croire que les mélodies et l’oralité viennent autant de la terre, de l’eau et de l’air que du cœur des hommes.