Cali

La vie cowboy

Le coffret triple disponible le 26 novembre

Montréal, novembre 2013 –  En souvenir de 2 grandes tournées en 2012 et 2013, Cali offre le coffret triple La vie cowboy comprenant un concert piano/voix avec le sublime pianiste Steve Nieve enregistré en Belgique ainsi qu’une performance exceptionnelle en groupe capté au Bataclan en 2013.

Cali explique… « La tournée de la truite arc-en-ciel se termine. C’est bon de rentrer à la maison. Durant la redescente, je m’aperçois que nous avons laissé pas mal de chansons de côté, sans jamais les jouer ; des « Murano », « Butterfly », « Je vais arrêter de boire » et plein d’autres… Je me rends compte aussi que j’aimerais scéniquement me poser un peu. Travailler sur une émotion autre, une énergie intérieure juste portée par la chanson. Que le héros soit cette fois non le chanteur, mais la chanson. Murmurer plutôt que hurler… Je pense fort à la tournée solo « Tom Joad » de Springsteen.

Je voudrais aller à l’essentiel, les mots et… et puis juste un piano. Yann Dernaucourt me parle alors de Steve Nieve. Je connais évidemment le grand pianiste d’Elvis Costello et puis j’apprends qu’il a travaillé entre autres avec Bowie, Jagger, Bono…rien que ça. Une rencontre s’organise chez moi en Catalogne. En quelques minutes, autour de mon piano, nous savons que nous allons collaborer. Plutôt partager un bout de route ensemble.

Grâce à Steve qui avait créé un opéra avec Sting là-bas, nous avons l’opportunité de répéter à Paris, au théâtre du Châtelet. Des salles précieuses, aux parquets magnifiques, tableaux de maîtres et grands pianos. Les conditions de travail sont surréalistes. Le 4 février, nous partons sur la route pour une tournée très intimiste. La France, la Belgique, la Suisse et le Québec. Des liens d’amitié très puissants se tissent. J’aime profondément Steve. Chaque soir, il improvise autour de mes petites chansons. Il est bouleversant, stupéfiant. Nous proposons, soir après soir, une liste de chansons différentes à un public qui adopte rapidement notre duo. Cette fois-ci, nous traçons la route en voiture, en train ou en avion. Nous partageons beaucoup avec Steve, nos vies, nos joies, nos difficultés de respirer loin de nos familles et surtout la musique. Un jour, en voiture, Steve me fait écouter une sublime musique de sa composition, je pose quelques mots dessus. « Est-ce que tu te souviens de ton premier baiser ? » est née. Il y a des moments de grâce sur cette tournée, si proche des gens. Nous tissons de vrais liens avec ce public que nous pouvons caresser du bout des doigts. Un soir au Luxembourg, Steve propose de chanter pour l’anniversaire de son ami new-yorkais. Ce soir-là, nous chantons « Perfect day » et nous l’envoyons à … Lou Reed.

Et puis Vernet-les-Bains. Nous enregistrons l’album entre les concerts. Un exercice de fil-de-fériste orchestré par Fred Lo. C’est excitant de jouer des chansons inédites sur scène. «Vernet-les-Bains» voit le jour pendant la tournée. Les chansons arrivent vite, elles reflètent mon état d’esprit du moment, aller à l’essentiel. L’épure, se poser et passer juste une petite nuisette sur le squelette de mes mots très intimes. Une vraie thérapie. La fin de la tournée approche. Nous savons avec Steve que cette aventure est le début d’autre chose. Il m’invite pour un duo sur son album. Noël arrive bien trop vite. Les traces de concert que nous proposons aujourd’hui sont enregistrées au Théâtre 140 de Bruxelles, une salle mythique à deux pas de la maison natale de Brel.

Janvier. La suite. La fuite en avant toujours… Lors de joyeuses studieuses répétitions chez nous à Rivesaltes, nous travaillons d’abord les chansons de «Vernet-les- Bains» puis tout le répertoire est revisité. Nous repartons fin janvier pour une tournée très électrique. La formule basse-batterie-guitares-claviers permet d’aller encore et encore à l’essentiel. Une résidence à la Rodia de Besançon, au milieu des promos télé et radio, et c’est parti. Nous passons deux fois par Paris, le Casino avec Steve Wickham en invité et le Bataclan. C’est ce concert qui est enregistré. Il est difficile d’expliquer cette vie qui coule entre mes doigts. Une petite fille est née chez nous, Daniel Darc nous a quittés. C’est une route de nulle part, pour n’importe  qui, vers n’importe où et c’est tellement bon. »

Je vous embrasse.

Cali