Blackie and The Rodeo Kings

South

En spectacle au Québec en novembre

Montréal, février 2014 – « Blackie and the Rodeo Kings est de l’or noir digne du grand Springsteen » Sébastien Tanguay (Métro)

Suite à la sortie de son album South en mars dernier au Québec, le groupe Blackie and The Rodeo Kings – créature aux mille visages composée de Colin Linden (The Band, Bob Dylan, Bruce Cockburn), Stephen Fearing (récipiendaire de plusieurs prix Juno) et Tom Wilson (Junkhouse, Lee Harvey Osmond) – sera de passage au Québec le 22 novembre au Théâtre Petit Champlain de Québec, le 23 novembre au Petit Olympia de Montréal après un arrêt au Neat Café de Burnstown le 21 novembre. Après avoir conquis le reste du pays, le groupe a la ferme intention séduire les Québécois.

South offre 11 chansons originales, en plus d’une reprise de la pièce Driftin’ Snow, de Willie P. Bennett qui en quelque sorte ramène à l’essence même de Blackie and The Rodeo Kings. À l’origine, les trois créateurs souhaitaient simplement prendre un temps d’arrêt dans leur carrière solo respective pour enregistrer ensemble High or Hurtin’, un hommage au grand auteur-compositeur Willie P. Bennett.

Mais, nourris de l’énergie communicative des chansons de Bennett, ils ont constaté que ce qu’ils créaient ensemble, c’était une des meilleures musiques roots de toute l’Amérique du Nord. Étant si bien partis,  comment faire autrement que de poursuivre sur leur lancée ? L’aventure de Blackie and The Rodeo Kings était née. Et cette aventure a été fructueuse : pas moins de sept albums au compteur, dont le fameux Kings and Queens (2011) qui contient des contributions de Rosanne Cash, Emmylou Harris, Serena Ryder et Lucinda Williams… rien que ça !

Mais une fois dans le studio de Linden à Nashville, Blackie and The Rodeo Kings se rendent compte que leurs pièces originales sont plus intéressantes, plus riches que leurs reprises. Puis, juste pour le plaisir, ils décident de s’adjoindre les services du reste du groupe, soit Johnny Dymond à la basse et Gary Craig à la batterie. Les pièces prennent alors, une fois encore, une toute nouvelle texture. À la fin du processus, ne reste de l’idée originale que l’absence de toute guitare électrique. Et grâce à la réalisation de Colin Linden, South jouit à la fois d’une grande puissance et d’une belle profondeur.

Le titre South, qu’a suggéré Tom Wilson, est un hommage à leurs séances de travail à Nashville. C’est Colin Linden qui a écrit la pièce-titre, dans laquelle il évoque ses parents et se rend compte qu’il a suivi leurs traces en déménageant, avec sa famille, du Canada aux États-Unis. Tom Wilson aussi s’était essayé à écrire la pièce-titre, mais, par manque de sens de l’orientation sans doute, il a plutôt donné vie à la pièce intitulée… North.

Qu’à cela ne tienne : ces deux points cardinaux disposant ainsi de leur propre chanson, les autres pièces étaient libres d’aller dans toutes les directions ! De fait, on trouve sur l’album aussi bien une complainte (I’d Have To Be a Stone) qu’une célébration de la vie (Reinventing the Wheel of Love), un hymne anti-surf (Summertime’s Over) qu’une variation sur le thème du Canadien errant (Fleur de Lys) – où un Canadien installé en Californie raconte qu’il pourrait bien de ne jamais revoir son pays.