Baden Baden

Mille éclairs

Le nouvel album en magasin le 19 mai

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, avril 2015 – Trois ans après Coline, premier effort salué par la critique européenne et qui conjuguait une mélomanie anglo-saxonne avec une écriture bilingue, le groupe français Baden Baden composé d’Éric Javelle (chant, voix, guitares, programmation), Julien Lardé (guitares, voix, programmation) et Gabriel Vigne (batterie) a décidé de « plonger dans le bruit », pour reprendre le titre d’ouverture de Mille éclairs, brillant second album qui paraitra au Québec le 19 mai prochain. Baden Baden sera par ailleurs de passage à Montréal pour la première fois les 12 et 13 juin dans le cadre des Francofolies.

Plus cohérent et plus affranchi, Mille éclairs renferme onze chansons en français qui prolongent certaines thématiques propres à l’univers de Baden Baden : la passion amoureuse, le regard de l’autre, la fuite en avant, les mots bleus et la tristesse contemporaine. Le disque comprend aussi deux pièces instrumentales qui rappellent les sonorités contemplatives et désertiques de Mogwai. Avec Mille éclairs, le coup de foudre est immédiat, plongeant l’auditeur dans un disque à la fois plus homogène et plus compact, au charme insidieux, à l’addiction vénéneuse.

Sur Coline, son premier album sorti en Europe en 2011 et qui incidemment, sera également disponible le 4 mai au Québec, Baden Baden mariait la langue d’Alain Souchon avec les sonorités rêveuses de Grandaddy. Cette fois, en décidant de confier le mixage au britannique Barny Barnicott, (Arctic Monkeys, Editors, Kasabian) Baden Baden a paradoxalement déplacé le curseur outre-Manche pour un album écrit dans sa langue maternelle. Fini, donc, le savant bilinguisme qui fit aussi la réputation du groupe, découvert par l’immense chanson Anyone en 2010

Pour passer ce cap dans sa discographie, le trio fondateur de Baden Baden a décidé de lâcher prise. Comme l’explique son chanteur et parolier Éric Javelle, « l’écriture dans ma langue maternelle s’est faite naturellement », au fur et à mesure que les compositions voyaient le jour, entre Paris et Gatteville-le-Phare (Manche) où l’intéressé a éprouvé le besoin de larguer les amarres, loin des tumultes de la vie citadine, pour écrire – face à la mer – la deuxième moitié de Mille éclairs.

Le groupe parisien appartient à cette génération spontanée qui participe à l’effervescence pop hexagonale depuis le début de la décennie.

Source : naïve