Arno

Human Incognito

Disponible le 15 janvier 2016

Informations : Simon Fauteux / Patricia Clavel

Montréal, décembre 2015 – Enregistré à Bruxelles et Bristol, produit par le célèbre producteur anglais John Parish (qui a collaboré entre autres avec PJ Harvey, Eels et Dionysos), ce nouvel album composé de 11 titres s’inscrit parfaitement dans l’œuvre du chanteur, oscillant tour à tour entre romantisme éclairé et rock’n roll assumé.

«Je veux vivre dans un monde sans papiers, où les riches et les pauvres n’existent pas, où les chiens embrassent les chats, où on ne doit pas chercher la beauté et la vérité. Je veux vivre dans un monde où les cons ne font pas de bruit.»

Le monde qu’Arno chante dans Je veux vivre, poignant blues urbain extrait de son nouvel album  Human Incognito, disponible le 15 janvier prochain est un beau monde, mais il n’existe pas. « C’est une utopie », avoue le chanteur, auteur et compositeur. « Mais il faut bien rester positif, hein? Être négatif n’a jamais aidé à faire avancer les choses. Et moi, je veux avancer… » Avec l’expérience et l’inspiration instinctive qu’on lui connaît, le challenge pour Arno aujourd’hui n’est pas tant d’enregistrer un nouvel album mais bien de ne pas se répéter. « J’ai déjà fait trente-deux albums studio dans ma vie. Avec Tjens Couter, TC Matic, The Subrovniks, Charles et les Lulus, Charles and The White Trash European Blues Connection et sous le nom d’Arno bien sûr… À chaque fois, je me dis que je ne dois pas faire la même chose que sur mon disque précédent et c’est de plus en plus difficile. Il m’arrive de passer des nuits blanches à cause de ça. Mais une fois que j’ai trouvé ce que je veux,  ca va très vite.

Je suis un impulsif. Pour Human Incognito, j’ai souhaité privilégier une démarche organique. Il y a beaucoup moins de synthés et de claviers que sur mes albums précédents.  Human Incognito, c’est ma voix, des guitares, une basse et une batterie… Tu vois un peu le bazar ? »

Quatre ans après une première collaboration sur Future Vintage, Human Incognito a été enregistré avec John Parish à la fin de l’été 2015 en une petite semaine au studio ICP à Bruxelles.  Alternant blues, ballades de poor lonesome European cowboy, anglais et français, passé simple, indicatif du présent et futur proche, Arno choisit de ne pas choisir et, du coup, reste imprévisible. Et puis, il y a toujours ce sens de la formule qui n’appartient qu’à lui.  Seul Arno est capable de piquer là où il faut sans pour autant jouer au donneur de leçon.

Alors, faut-il le croire quand il chante « I’m just an old motherfucker », premier extrait de l’album, sur fond de guitares rauques ? « Oui, c’est vrai, je suis un old motherfucker. Il m’arrive aussi de parler comme un vieux motherfucker. Je trouve ainsi que le rock est devenu beaucoup trop calculé aujourd’hui. Plus personne n’ose prendre des risques. Ça manque de révolte. A l’image du monde, le rock est devenu trop conservateur. » Heureusement, il y a encore des albums comme Human Incognito pour nous prouver le contraire.

Source ; naïve