Anna Aaron

Neuro

En spectacle à Montréal les 27 et 28 février

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, février 2015 – La chanteuse suisse Anna Aaron sera de passage à Montréal les 27 et 28 février prochains dans le cadre de Montréal en lumière afin de présenter son nouvel album Neuro, sorti en novembre dernier. Puisant ses racines dans le roman cyberpunk Neuromancer de William Gibson, l’œuvre se décline entre vertige et profondeur, ouvrant la porte d’un univers sonore aux accents mystiques et mélancoliques.

D’une beauté troublante, ce nouvel album de la chanteuse bâloise, place Anna Aaron dans les sillons d’une Lykke Li ou d’une Sophie Hunger, à l’orée d’un univers que l’on devine toujours aussi hanté, dense, sombre et tortueux. Un monde de tumultes intérieurs et pulsations primordiales où la signature vocale et mélodique ainsi que le piano restent souverains. Anna Aaron a su croitre artistiquement autour de ces pôles magnétiques, et au-delà des attentes pourtant énormes reposant sur ses épaules.

Réalisé de main de maitre par David Kosten (Bat For Lashes), servi par la frappe du batteur Jason Cooper (The Cure) et la science instrumentale de Ben Christophers (Bat For Lashes), Neuro visite des confins inédits, là où l’organique se fait immatériel, et questionne les frontières de la perception.

« Avant, tout ce qui n’était pas physique était spirituel. Aujourd’hui, tout ce qui n’est pas physique est digital. C’est un peu comme si l’univers numérique avait sa propre mystique », explique-t-elle. À la source de ce deuxième album, la lecture de « Neuromancer » de William Gibson, ouvrage culte de la littérature de science-fiction datant de 1984, qui a énormément influencé les concepts et le lexique de l’ère internet. Anna Aaron en a fait son terreau créatif, et les morceaux ont poussé, presque d’eux-mêmes, gorgés d’une nouvelle fluidité. « Pour moi, la beauté est essentielle. Je la bois comme un homme mourant de soif dans le désert », souffle-t-elle lorsqu’elle évoque le phénomène insaisissable de l’inspiration.

Au final, Neuro s’affirme comme une oeuvre absolue et vitale.

La matérialisation bouleversante d’une quête sans fin.

Source : Discograph