Angélique Ionatos

Reste la lumière - ΜΕΝΕΙ ΤΟ ΦΩΣ

En spectacle à Québec et Montréal les 24-25 et 26 février

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, février 2016 – La grande Angélique Ionatos, guitariste et chanteuse grecque exceptionnelle et forte de 40 ans de carrière, a lancé l’automne dernier le magnifique album Reste la lumière ΜΕΝΕΙ ΤΟ ΦΩΣ, chez « Ici d’ailleurs… », sans conteste l’une de ses œuvres les plus abouties. Elle sera de retour au Québec après presque 10 ans d’absence, au Palais Montcalm les 24 et 25 février ainsi que le 26 février à Montréal au Gesù, dans le cadre de Montréal en Lumière.

Angélique Ionatos est accompagnée sur Reste la lumière ΜΕΝΕΙ ΤΟ ΦΩΣ de plusieurs musiciens fabuleux. On note la présence de Gaspar Claus (violoncelle) et Cesar Stroscio (bandonéon) dont les interventions accentuent la force évocatrice du disque. On y retrouve aussi Katerina Fotinaki, avec qui Angélique a déjà collaboré à plusieurs reprises (Anatolie, Comme un Jardin la Nuit…) ainsi que Claude Tchamitchian et Renaud Garcia Fons à la contrebasse.

En 2014, elle s’attèle à la composition de son nouvel album. Un disque intégralement chanté et basé sur des poèmes grecs, marqué par une forte mélancolie, en réponse à la situation de son pays, la Grèce. Un album qui sonne comme un cri de résistance. Il en devient difficile de décrire les sensations procurées par son écoute tant la tension qu’il dégage prend aux tripes. Le fabuleux jeu de guitare d’Angélique Ionatos, percutant et précis, y est pour beaucoup. Mais c’est aussi par l’évidente beauté de son chant, pourtant très influencé par les tonalités funèbres du thrène, qu’elle parvient à toucher profondément son auditoire. Un album sur le fil du rasoir, dans lequel l’euphorie côtoie de très près le spleen.

La voix d’Angélique Ionatos incarne une volonté de mouvement. Elle témoigne en filigrane d’un discours politique porté par la vision d’une Grèce sous pression. Son engagement est celui de l’ouverture, de l’acceptation des angoisses pour mieux les combattre, notamment par la transmission de sa culture natale. Un disque sombre mais plein d’espoir transcendé par la force de ses convictions.

La carrière d’Angélique Ionatos est peu commune. À 15 ans, elle quitte son pays natal pour la Belgique puis la France. Elle y enregistre son premier album, chanté en français, en compagnie de son frère Photis. Le succès d’estime est immédiat puisque Résurrection obtient le grand prix de l’académie Charles-Cros, scellant ainsi une relation forte avec la France.

L’univers d’Angélique Ionatos est indissociable de ceux de la poésie et de la littérature. Elle compose à de nombreuses reprises sur des textes d’auteurs reconnus, parmi lesquels Odysseus Elytis, Oscar Wilde ou encore Pablo Neruda. Elle est également très sollicitée par le monde du théâtre, et notamment celui de Sartrouville au sein duquel elle est artiste associée entre 1989 en 2004 et dont la plupart des créations sont coproduites par le Théâtre de la Ville de Paris.

Source : Ici d’ailleurs…