Alexandre Tharaud

Barbara

Le disque hommage disponible le 13 octobre


Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, septembre 2017 – En cette année de commémoration de la disparition de la grande chanteuse Barbara, Alexandre Tharaud a pu laisser libre cours à toute l’admiration qu’il voue à cette immense artiste depuis sa plus tendre jeunesse. Avec son piano pour fil rouge, il lui tresse une couronne avec ses plus belles chansons confiées par ses soins à la fine fleur de la chanson française, de ses complices tels Dominique A, Juliette ou Albin de la Simone, à la jeune génération des Radio Elvis et Tim Dup, en passant par les stars Vanessa Paradis, Jane Birkin, Juliette Binoche ou Jean-Louis Aubert, et bien d’autres encore. L’album sera disponible le 13 octobre prochain via Warner Classics / Erato.

Il y a 20 ans, BARBARA nous quittait.
Restée dans les mémoires et les cœurs d‘un public nombreux et passionné, Barbara continue d’inspirer les artistes d’aujourd’hui, qu’ils l’aient connue ou non. Fan depuis l’adolescence,  toujours  passionné et fin connaisseur de son oeuvre, Alexandre Tharaud s’était promis de lui rendre un hommage à la mesure de son admiration. Faire connaitre des chansons trop peu diffusées, réentendre quelques unes parmi les plus belles, choisir des artistes en fonction de leurs affinités avec chaque chanson – telle était sa feuille de route. Avec pour fil conducteur le piano, instrument indispensable à Barbara, il a donc réuni les interprètes avec des textes et des mélodies comme autant de rencontres fortes et poétiques.

Artistes de  générations et de nationalités diverses, pléiade de stars ou  artistes prometteurs, ils  célèbrent ici la beauté intacte de ses mélodies et  la force de ses  textes ; portés par le piano d’Alexandre Tharaud, chacun ajoute  sa  touche toute personnelle pour offrir un portrait revisité d’une icône inoubliable. Pour compléter cet hommage, Alexandre Tharaud et l’actrice Juliette Binoche ont élaboré un spectacle-évocation  basé sur les textes des chansons et du journal inachevé de Barbara, intitulé Vaille que Vivre qui tournera en France et à l’étranger tout au long de l’année à venir.

Un long silence. Un long silence de vingt ans.
27 novembre 1997, trois jours après le départ de Barbara, nous nous sommes retrouvés sous une pluie fine au cimetière de Bagneux. Une fois caméras et paillettes évaporées, la foule d’anonymes s’est resserrée autour de la tombe. Il y avait, je me souviens, cinq ou six hommes allemands, fanion de Göttingen à la main. Nous étions là, silencieux, la boule au ventre.

Dans cette ambiance d’effondrement, nous n’avions au fond qu’un désir, chanter. Les télévisions ont alors manqué un moment d’une rare intensité. Les nuages finirent par laisser place au soleil, une voix timide a murmuré Dis, quand reviendras-tu?, puis nous avons commencé à fredonner, ensemble. Une Petite cantate, L’Aigle noir, Göttingen, Pierre, nous chantions, chantions, sans plus vouloir nous arrêter. Quelle beauté cette chorale improvisée, avec ses voix fausses, maladroites. Barbara était là, plus que jamais, elle s’installait en nos voix.

Ce jour-là, j’ai eu la conviction qu’il fallait enregistrer notre chant. La genèse de cet album est ainsi née, il y a vingt ans. Ce ne seront finalement pas les voix de fans anonymes, mais celles d’un groupe d’amis autour d’un piano, instrument essentiel à Barbara.

Aujourd’hui le besoin de la chanter s’impose, après une si longue période où il semblait impossible de reprendre ses chansons, y associer d’autres timbres, d’autres parcours. Le deuil interminable n’autorisait aucun mot.

Dans le disque Écho, on retrouve les mots sans musique, les musiques sans les mots. Ma plus belle histoire d’amour, Le Bel âge, ou encore Nantes, résonnent ainsi dans une forme de nudité. Un disque à écouter le soir tard, tel un après concert, quand les émotions vécues nous reviennent au cœur.

Alexandre Tharaud

Source : Warner Classics/Erato