Albin de la Simone

Un homme

Nouvel album en magasin le 19 février


En promotion à Montréal du 24 février au 3 mars

Montréal, février 2013 — Il ne faut pas croire un mot de ce que Albin de la Simone raconte dans ses chansons.

Quand il chante que ses épaules ne sont pas « bien carrées, pas bien gaulées, pas baraquées, pas balèzes », c’est entièrement faux car ce garçon est un contorsionniste de la chanson française, à même de réunir sur le même album le pianiste prodige Alexandre Tharaud, la guitare barbue de JP Nataf comme la fée islandaise Emilìana Torrini ou d’évoquer tour à tour, dans un savant mélange de fiction et de vécu, un aménagement, un enterrement, un mariage, un amour éteint et un endormissement, sans trop en dire, en restant flou, à l’image du portrait qui figure sur la pochette du disque.

Faut-il en déduire que Albin de la Simone est un menteur ? C’est toute l’ambiguïté du personnage : même quand il se glisse dans la peau d’un autre (comme « un coupeur de bois l’hiver en forêt » dans « Un homme »), c’est avec la même authenticité, la même sensibilité, la même proximité. Cet auteur-compositeur-interprète n’est pas à un paradoxe près : si, d’album en album, sa langue s’est épurée (une direction particulièrement encouragée par ses dates en solo, qui ont remis le texte au premier plan, en même temps que la voix, nue jusqu’à ne plus être amplifiée), c’est la première fois qu’il opte pour des arrangements aussi élaborés, avec notamment quatre morceaux drapés de cordes, en contraste avec son précédent album « Bungalow » pour lequel il avait pris le parti d’habiller ses chansons d’arrangements plus synthétiques.

Pour son quatrième album (mais premier pour Tôt ou tard : une suite logique, quand on se rend compte qu’il a participé à tant de disques du label), Albin de la Simone a bouleversé sa façon d’écrire. Plutôt que de s’isoler du monde (« Bungalow » était le résultat d’un séjour d’un mois à Bali), « Un homme » est le résultat d’un travail continu où l’écriture s’est intégrée dans sa vie quotidienne. Une profonde remise en question lors de laquelle l’artiste a écrit une chanson par jour pendant 3 mois, jusqu’à trouver sa place entre pop et chanson. Pour la première fois également, beaucoup de chansons sont nées sur scène, lors des nombreux concerts que l’artiste a pu donner, notamment dans le cadre privilégié du Centquatre, établissement artistique dont il a été résident pendant deux ans.