Adrien Soleiman

Brille

L’album disponible le 23 septembre

Informations : Simon Fauteux / Larissa Souline

Montréal, septembre 2016 – Premier album d’Adrien Soleiman, Brille – disponible le 23 septembre chez Tôt ou Tard – révèle une voix neuve de la pop française. Le trentenaire parisien y dévoile les contours précis et poignants de chansons portées par des mélodies grisantes et une nostalgie enveloppante. Le parcours musical d’Adrien Soleiman lui a donné une liberté qui s’entend : son écriture poétique embrasse l’héritage d’Alain Bashung ou de Christophe ; ses arrangements trouvent un équilibre entre sonorités organiques et synthétiques, comme en ont le secret les Anglais de Radiohead  ou Metronomy.

Claviers, batterie, programmations, basse, guitare, chœurs et saxophone discret parfois traités en effets élégants, les chansons d’Adrien Soleiman ont cette qualité rare : elles sont à la fois simples et riches. Elles sont l’œuvre d’un auteur compositeur qui sait aller à l’épure et l’efficacité sans renoncer à la densité que commandent son propos et son parcours. Enfant du jazz passé du côté d’une pop française élégante, le parisien affiche un pedigree pas comme les autres. Saxophoniste de formation, le jazz et la bossa nova sont ses premiers horizons musicaux. Une obsession pour John Coltrane, la fréquentation de grandes écoles de jazz et musiques actuelles l’emmènent tôt sur des chemins aventureux. Depuis ses 17 ans, Adrien Soleiman fréquente les scènes des clubs, tourne et enregistre. Une solide expérience, transformée avec le groupe Beau Women, quintet jazz et rock où il s’épanouit.

Le coup au cœur, c’est pour 2016 et ce disque à la mélancolie renversante. Brille est le premier album d’un garçon qui a déjà de l’expérience et se définit volontiers comme un « musicien qui chante » plutôt que comme un chanteur. Une humilité qu’il faut bien contrarier à l’écoute de cette voix magnifique, déployée avec un lyrisme tempéré. Elle épouse les formes subtiles de mélodies parfaitement mises en son, en équilibre entre simplicité et audace, sonorités organiques et électroniques. Pour sculpter ses chansons, Adrien a fait appel au jeune producteur anglais Ash Workman, véritable architecte du son de Metronomy et aux manettes du Chaleur Humaine de Christine And The Queens.

Dans cette atmosphère studieuse et ultra créative, les musiciens se jouent des règles pour mieux expérimenter et donner aux chansons d’Adrien des contours variés : piano voix (J’ai Le Cœur Enflé), virée pop (Poisson Volant), étreinte électro (Près de moi) ou ballade cosmique (Ma Petite Planète). Des formes multiples, signe qu’Adrien Soleiman arrive à concilier les  genres qui l’ont construit : la chanson en français avec laquelle il est né, le jazz avec lequel il a grandi et la pop moderne avec laquelle il vit. Une démarche entière, où il se livre sans calcul.

Au fil de textes émouvants, Adrien Soleiman évoque l’enfance, l’amour et la mort. Rue des Etoiles investit la maison de famille en Bretagne où elle a été écrite dans une sorte de fièvre guidée par les souvenirs d’enfance, de vacances, de bord de mer et d’insouciance. Mon Cœur esquisse l’avant et l’après d’une histoire d’amour. Frappe Moi d’Amour évoque la maltraitance avec une grande intelligence, l’amour et la violence qui parfois se côtoient, la difficulté d’éviter méfiance et vengeance. Le Poisson Volant, c’est celui qui orne le biceps droit d’Adrien, porte bonheur tatoué pour ses trente ans. L’Enfant Firmament dessine le tableau émouvant d’un garçon face à un arbre, métaphore du temps qui passe, du travail et de la quête du bonheur. Elle passe par la musique, c’est l’évidence qui brille ici en onze chansons.

Source : Tôt ou tard