Adnan Joubran

Borders Behind

Le nouvel album disponible 8 avril

Montréal, avril 2014 – Pour son envol en solo avec Borders Behind, disponible le 8 avril, le benjamin du Trio Joubran, Adnan Joubran s’offre une première aventure en solitaire le long des rivages espagnoles, moyen-orientaux et indiens. Il a réuni autour de lui trois partenaires venus de cultures différentes, soit le joueur de tabla indien Prabhu Edouard, le violoncelliste français Valentin Moussou et en invité spécial, le souffleur espagnol Jorge Pardo au saxophone et à la flûte. Borders Behind, qui révèle les talents de compositeur d’Adnan Joubran, est une œuvre ouverte sur le monde. Enrobés dans les volutes de son oud, on y hume des parfums de jazz et des climats à la fois délicats et puissants, comme la bande-son d’un film imaginaire.

Tout en conservant son enracinement dans la tradition moyen-orientale et son approche très personnelle de l’instrument, en respirations et en suspens, Adnan s’est laissé attirer vers les rivages espagnoles du flamenco, parfois effleurés par le Trio, ainsi que, plus étonnamment, par ceux de l’Inde. Le résultat d’une lente imprégnation plutôt qu’une démarche extrêmement consciente.

C’est son ami, le oudiste et chanteur tunisien Dhafer Youssef, qui lui parle du joueur de tabla Prabhu Edouard, basé à Paris. Coup de foudre. Ses tablas se marient à merveille aux percussions orientales jouées par Adnan lui-même, ainsi qu’au cajon et aux palmas de l’Espagnol Javier Sanchez. Une danseuse de flamenco, accompagnée lors d’un spectacle à Madrid, le met ensuite sur la piste de l’une de ses idoles : Jorge Pardo, flûtiste et saxophoniste ayant enluminé quelques chefs d’oeuvre de Paco de Lucia. Fébrile, Adnan lui interprète quelques compositions. Pardo se propose de jouer sur toutes. Adnan complète la palette de couleurs par le violoncelle de Valentin Mussou.

Au cours des deux ans de gestation de l’album, Adnan mène sa barque seul et livre l’album terminé, à prendre ou à laisser. Les conditions de cet enfantement, cette solitude forcenée, assumée, ne sont pas pour rien dans la profonde singularité du résultat : ces toiles inédites sur lesquelles s’agrègent trois traditions, trois aires géographiques, Proche-Orient, Espagne, Inde.

Du début à la fin de l’album, Adnan Joubran développe surtout une véritable science des climats, languides ou bouillants, de même qu’un sens narratif qui sait ménager ses rebondissements. Une musique de l’intime, mais grande ouverte sur le monde. Une musique de l’imaginaire, toujours.